31 juillet 2009
Discours de SM le Roi à l'occasion de la Fête du Trône 2009
Discours de SM le Roi à l'occasion de la Fête du Trône
Tanger - SM le Roi Mohammed VI a adressé, jeudi, un important discours à la Nation, à l'occasion du 10-ème anniversaire de l'accession du Souverain au Trône de Ses glorieux ancêtres.
Voici le texte intégral de ce discours:
"Louange à Dieu,
Paix et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons,.
Cher peuple,
Nous célébrons aujourd'hui le dixième anniversaire de Notre accession au Trône. C'est une occasion privilégiée qui constitue un moment fort pour faire le point objectivement sur l'état de la nation et pour esquisser les perspectives d'avenir.
Nous sommes communément convaincus que le Maroc a franchi, en matière de construction démocratique et de développement, des étapes majeures qui marquent un tournant important dans l'histoire du Royaume.
Je considère qu'il est de Ma responsabilité de te dire sans ambages qu'il est impératif d'engager des actions hardies et déterminées pour éliminer les écueils et corriger les dysfonctionnements ayant affecté ce parcours. Notre but est de parachever la construction du Maroc de l'unité, de la démocratie et du développement. Il s'agit, en effet, d'assurer la mise à niveau de notre pays et de le mettre en situation de relever les défis qui se posent dans un contexte mondial aux prises avec de multiples contraintes et de profondes mutations.
La concrétisation de ces desseins passe nécessairement par une plus grande célérité dans la réalisation des chantiers dédiés au développement. Elle induit également la nécessité de renforcer ces chantiers par de nouvelles réformes et de s'assurer de leur gestion selon les règles de bonne gouvernance.
Mais si long et ardu que puisse être le chemin à parcourir, nous n'en serons que plus déterminés à maintenir le cap et à faire avancer le pays sur la voie du progrès et de la prospérité. Notre atout majeur, pour y parvenir, réside dans des constantes nationales fondamentales que Nous ne cessons, du reste, de rénover.
Il s'agit, au premier chef, de l'unité de l'Islam sunnite malékite, dont Nous assumons, en Notre qualité d'Amir Al-Mouminine, la charge de moderniser l'édifice institutionnel et l'espace cultuel. Nous entendons, effectivement, en prémunir le caractère modéré et tolérant contre les risques d'extrémisme et d'ostracisme, tout en confortant la coexistence entre notre foi tolérante et les autres religions et cultures.
Nous tenons, avec autant de détermination, à renforcer l'identité marocaine, en veillant à la réhabilitation de ses multiples affluents, dans lesquels notre unité nationale puise sa force et sa richesse.
Par ailleurs, en proposant l'Initiative d'autonomie, avec sa profondeur démocratique et son horizon maghrébin, Nous avons raffermi davantage encore l'unanimité nationale autour de la préservation de l'intégrité territoriale de notre pays.
Dans la mesure où la Monarchie constitue la clef de voûte des constantes nationales, Nous avons veillé à l'ériger en Monarchie citoyenne, en Nous attachant à consolider l'Etat de droit et des institutions et à renforcer la démocratie participative, la bonne gouvernance et la politique de proximité. Parallèlement, Nous nous sommes employé à faire prévaloir les règles d'équité à l'égard des femmes ainsi que des couches sociales et des régions défavorisées.
Nous l'avons confortée dans son essence comme Monarchie agissant en parfaite symbiose avec toutes les composantes de la nation, transcendant les tendances politiques et catégorielles, et résolue à assumer les responsabilités de commandement et d'impulsion qui incombent au Trône, lequel est le dépositaire des causes suprêmes de la patrie et des citoyens, et le catalyseur du progrès.
Afin de donner son expression tangible à cette démarche, Nous avons œuvré pour que le citoyen soit, à la fois, l'acteur, le moteur et la finalité même de toutes nos initiatives et tous nos projets de réformes et de développement.
C'est dans cet esprit que Nous avons lancé l'Initiative Nationale pour le Développement Humain. D'ailleurs, Nous avons accueilli les premiers résultats enregistrés dans ce cadre avec une satisfaction qui n'a d'égale que Notre détermination à venir à bout des difficultés et des écueils qui viendraient à surgir.Aussi, avons-Nous décidé d'imprimer une nouvelle et forte impulsion à ce chantier de règne, en ayant constamment en vue :.
1- La recherche d'une plus grande efficacité et davantage de réalisations. A cet effet, Nous appelons tous les acteurs à tenir compte, lors de la préparation des projets de l'INDH, de la spécificité de ceux-ci, tout en s'assurant de leur pérennité et de leur synergie avec les différents programmes sectoriels et les plans de développement communaux ,.
2- La nécessité de soumettre lesdits projets au contrôle et à l'évaluation, et veiller à donner corps aux recommandations de l'Observatoire national de l'INDH , et
3- L'impératif de se focaliser sur les microprojets, générateurs d'emplois et de revenus stables, surtout dans le contexte économique difficile actuel.
Cher peuple,.
Le développement humain, tel que Nous l'envisageons, s'entend dans son acception intégrée, établissant une corrélation entre la hausse du taux de croissance économique et la répartition équitable des fruits de cette croissance, et faisant de la cohésion sociale l'ultime finalité du développement humain et de l'efficacité économique.
Nous nous sommes donc attaché à ce que le Maroc soit doté des équipements de base nécessaires à son développement et à sa prospérité, et à mettre en chantier de grands projets structurants. Aussi, avons-Nous veillé à l'adoption de stratégies ambitieuses par les secteurs fondamentaux les plus prometteurs de notre économie, en l'occurrence le tourisme, l'industrie, l'habitat, l'énergie et les ressources en eau, ainsi que le secteur clef de l'agriculture, où s'est amorcée la mise en œuvre du Plan Maroc Vert.
Nous tenons, de nouveau, à rendre grâce au Très-Haut pour la bonne campagne agricole dont Il nous a gratifiés, et qui a permis d'atténuer l'impact de la conjoncture économique mondiale difficile sur notre pays, surtout le milieu rural.
Grâce à la justesse de nos choix, à l'efficience de nos programmes de réformes et au raffermissement de la solidarité sociale et spatiale, notre pays a été relativement épargné par les répercussions économiques et sociales d'une crise financière mondiale aigue.
Pour autant, cela ne doit pas occulter les fragilités structurelles qu'une crise d'une telle ampleur a révélées ou, pour certaines, exacerbées.
Nous appelons donc l'ensemble des autorités et des acteurs concernés pour qu'ils s'attellent conjointement à y remédier. Ils se doivent, à cet effet, de faire preuve d'une forte détermination et d'une grande créativité qui permette de trouver des solutions courageuses, adaptées aux exigences de la conjoncture délicate qui prévaut actuellement. Il faut, à cet égard, se départir de toute forme de passivité ou d'attentisme et s'abstenir des replâtrages et autres palliatifs.
A ce propos, Nous exhortons le gouvernement à redoubler d'efforts pour mettre au point des plans pro-actifs, anticipatifs et audacieux, en vue de stimuler l'économie et d'assurer la protection sociale nécessaire.
Au même titre que la protection de nos sacralités religieuses et nationales qui est une charge dont Nous sommes le dépositaire, Nous veillons à ce que chacun s'astreigne aux constantes économiques et sociales, qui figurent au cœur de la bonne gouvernance en matière de développement. Ces règles s'imposent à tous et en toutes circonstances, surtout lorsqu'il s'agit de faire face à des conjonctures délicates.
Ainsi, au plan économique, il est essentiel de faire preuve d'une vigilance de tous les instants, face aux aléas économiques internationaux. La fermeté est également de mise pour préserver les équilibres fondamentaux qui sont le fruit de réformes structurelles et l'aboutissement d'un effort collectif de toutes les composantes de la nation. C'est un acquis qu'on ne saurait laisser compromettre en aucune manière, et quelles que soient les contraintes.
Il est également fondamental d'emprunter les voies les plus judicieuses pour réaliser les objectifs de développement socio-économique. Il y a lieu, à ce titre, d'assurer une coordination rigoureuse et un suivi permanent des politiques publiques, en veillant à ce que celles-ci soient en synergie réelle avec les mutations internationales, et en faisant preuve d'une ouverture positive sur la mondialisation.
Quelle qu'en soit l'ampleur, la crise ne devrait pas servir de prétexte à la frilosité et au repli. Bien au contraire, elle devrait pousser à un effort imaginatif accru, car elle est porteuse d'opportunités qu'il convient de fructifier par des initiatives économiques audacieuses, propres à renforcer le positionnement économique régional et international du Maroc.
Aussi faudrait-il œuvrer pour susciter une interaction féconde entre les différents plans, si l'on veut que le produit marocain gagne en qualité et en compétitivité, de manière à redynamiser les exportations et à préserver les équilibres financiers extérieurs. La situation exige également de fructifier, de façon optimale, les acquis que nous avons engrangés dans le domaine des échanges commerciaux.
La consolidation d'un climat économique propice à l'investissement et au développement passe par une bonne gouvernance publique, laquelle suppose un effort de moralisation et de protection des deniers publics contre toute forme de dilapidation et de gaspillage. Elle implique également le devoir de combattre toutes les pratiques inhérentes à l'économie de rente et les autres privilèges indus.
Le Maroc qui, à l'instar de tous les pays en développement, affronte des défis majeurs et pressants en matière de développement, a pleinement conscience de la nécessité de préserver l'environnement et de répondre aux impératifs écologiques. Face à ces exigences et conformément à ces engagements, Nous réaffirmons qu'il est nécessaire de poursuivre la politique de mise à niveau graduelle et globale, tant au niveau économique qu'au plan de la sensibilisation, et ce, avec le concours des partenaires régionaux et internationaux.
A ce propos, Nous appelons le gouvernement à élaborer un projet de Charte nationale globale de l'environnement, permettant la sauvegarde des espaces, des réserves et des ressources naturelles, dans le cadre du processus de développement durable.
La Charte devrait également prévoir la préservation des sites naturels, vestiges et autres monuments historiques qui font la richesse d'un environnement considéré comme un patrimoine commun de la nation, dont la protection est une responsabilité collective qui incombe aux générations présentes et à venir.
En tout état de cause, il appartient aux pouvoirs publics de prévoir le volet protection de l'environnement, dans les cahiers de charges concernant les projets de développement.
La réforme judicieuse du système d'éducation et de formation est la voie essentielle à emprunter pour relever les défis du développement, car il faut bien reconnaître qu'il ne s'agit pas d'une simple réforme sectorielle, mais d'un combat salutaire face à un défi d'une grande ampleur. Or, pour y parvenir, nous n'avons d'autre choix que de promouvoir la recherche et l'innovation, et d'assurer la mise à niveau de nos ressources humaines, qui représentent notre principal atout. Leur qualification est de nature à consolider l'égalité des chances et à permettre de construire la société et l'économie du savoir et de mettre à la disposition de nos jeunes des emplois productifs.
La sphère sociale est aussi fondamentale que le domaine économique pour les chantiers de développement que Nous conduisons et dont Nous assurons le suivi in situ, à travers le Royaume.
Dans ce cadre, Nous considérons que le renforcement de la justice sociale est un élément clef de Notre doctrine du pouvoir. Nous appelons donc le gouvernement à conforter davantage cette démarche qui est déjà nettement bien affirmée. Il lui appartient, à cet effet, d'accorder la priorité, dans les politiques sociales de l'Etat, aux catégories sociales et aux régions accusant le plus de déficit.
C'est dire qu'il est impératif de redresser les politiques suivies jusque-là et de réajuster tous leurs mécanismes et leurs champs d'intervention, sans jamais se départir des exigences d'équité, de rationalisation et d'efficacité. Il faut faire preuve d'imagination et d'ingéniosité pour mettre au point des solutions innovantes. Il faut également agir avec audace et responsabilité, sans jamais céder à des velléités politiciennes, ni aux tentations d'instrumentalisation populiste des choses.
Nous avons le souci de concrétiser, dans un climat sain et serein, les objectifs de ces politiques sociales innovantes, et appelons donc à la mise en place d'un nouveau contrat social. C'est pourquoi Nous réaffirmons la nécessité d'opérationnalisation du Conseil Economique et Social, comme cadre institutionnel de dialogue. Cette institution a vocation à être une force de proposition permettant de mettre au point et d'affiner cette Charte de façon à mieux servir les objectifs de développement de notre pays. Il faut, en effet, que le Maroc puisse poursuivre son processus de réformes, et être en mesure d'affronter les conjonctures délicates, tout en consolidant la confiance de ses partenaires et en renforçant son attractivité en termes d'investissement et de compétences.
Afin de conforter l'entraide sociale à travers une solidarité spatiale, Nous invitons le gouvernement à mettre au point une stratégie novatrice, vouée à l'amélioration des conditions de vie des populations des zones montagneuses et à la valorisation de leurs potentialités économiques, culturelles et écologiques.
Nous sommes certain que les Marocains, animés tous d'un esprit de citoyenneté engagée et d'une volonté d'agir avec assurance et résolution, ne manqueront pas d'adhérer à l'effort engagé sous Notre impulsion pour favoriser l'émergence d'un modèle sociétal solidaire et équilibré.
Nous tenons, à ce propos, à rendre hommage à nos citoyens de l'immigration, qui manifestent, à l'égard de leur mère patrie, un attachement sans faille, dans les heurs comme dans l'adversité. Car, en effet, et nonobstant les retombées de la crise économique mondiale, ils sont résolument attachés à leur terre d'origine, le Maroc, et de plus en plus nombreux à s'y rendre, heureux d'y retrouver les leurs. Nous exhortons donc le gouvernement à continuer à s'occuper de leur situation, tant au sein de la patrie qu'à l'extérieur.
Cher peuple,.
La bonne gouvernance constitue assurément la clef de voûte de l'édifice en construction, celui du développement et de la démocratie. Notre pays vient de franchir, à travers le dernier scrutin local, une nouvelle étape dans le renforcement de la normalité de la pratique démocratique, confortée elle-même par une représentativité féminine consolidée au sein des conseils communaux. Mais ce qui est encore plus important, c'est que le Maroc puisse relever, avec succès, le défi du développement local régional, lequel demeure, à l'évidence, tributaire de la disponibilité d'élites qualifiées.
Aussi appelons-Nous les élus locaux à prendre leurs responsabilités, en s'employant à répondre aux besoins quotidiens pressants des citoyens, et en mettant en œuvre, à cet effet, des programmes réalistes. Il leur appartient, donc, de rechercher une plus grande proximité vis-à-vis des citoyens et de veiller à une bonne gestion de leurs affaires. Ils doivent faire prévaloir l'intérêt général au-delà de toute autre considération, et œuvrer de concert avec les forces productives et associatives, et avec les pouvoirs publics.
A cet égard, il appartient à chacun de veiller au respect scrupuleux de la suprématie de la loi, et à faire preuve d'une fermeté constante pour dissuader ou réprimer tout manquement en la matière.
Dans Notre résolution à promouvoir la gouvernance territoriale, Nous avons décidé de lancer un chantier fondamental de réformes, en l'occurrence la mise en place d'une régionalisation avancée qui, Nous le souhaitons, marquera un saut qualitatif dans le processus de démocratie locale. A cet égard, Nous comptons procéder, sous peu, à l'installation de la commission consultative sur la régionalisation.
Nous attendons de cette commission qu'elle soumette à Notre Haute Appréciation, dans quelques mois, une conception générale de ce que pourrait être le modèle marocain d'une régionalisation avancée, assurée par des conseils démocratiques, dans le cadre d'une répartition cohérente des compétences entre le centre et les régions.
Nous l'invitons également à engager une réflexion approfondie sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour faire de nos provinces du Sud un véritable modèle en matière de régionalisation avancée, de manière à consolider la gestion démocratique de leurs affaires locales et les habiliter à exercer des compétences plus larges.
Parallèlement, Nous exhortons le gouvernement à diligenter l'élaboration d'une Charte de déconcentration administrative, sans laquelle aucune régionalisation efficiente ne peut être envisagée. Aussi est-il nécessaire de transcender les mentalités centralisatrices figées.
Nous considérons, donc, que c'est à l'aune de la régionalisation avancée et de la déconcentration élargie, que l'on mesurera les progrès réalisés dans la réforme et la modernisation des structures de l'Etat.
Convaincu que Nous sommes qu'il ne saurait y avoir de bonne gouvernance sans une réforme profonde de la justice, Nous allons t'entretenir prochainement, avec l'aide de Dieu, de la mise en chantier de cette réforme, après avoir reçu les conclusions des larges consultations qui ont été engagées à ce propos.
Cher peuple,.
Avec la même fermeté et la même détermination, Nous nous sommes attaché à donner une forte impulsion à notre diplomatie, en veillant à ce que la fermeté sur les principes, le pragmatisme dans les approches, l'efficience des moyens d'action et la tangibilité des résultats enregistrés soient ses atouts majeurs. Nous la voulons constamment mobilisée pour défendre la cause sacrée du Royaume, celle de son intégrité territoriale, préserver les intérêts supérieurs de la nation, consolider son rayonnement à l'échelle régionale et internationale et contribuer activement à son développement par le biais d'une diplomatie économique efficiente.
Nous lui avons également imprimé un nouveau souffle, en favorisant essentiellement les interactions et les synergies entre nos politiques nationales et l'agenda international et en articulant ces politiques autour de six axes majeurs, le premier étant l'expression de notre engagement inébranlable à œuvrer à la construction d'une Union Maghrébine stable, intégrée et prospère.
A cet égard, notre pays est animé par une volonté sincère de contribuer à l'émergence des conditions nécessaires à la dynamisation de l'action maghrébine commune, en tant que choix stratégique propre à concrétiser les ambitions des cinq peuples de la région en matière de développement intégré et complémentaire. Cette démarche est à même de répondre aux exigences inhérentes au partenariat régional et aux impératifs liés à l'ère des groupements internationaux. Aussi, réaffirmons-Nous Notre volonté sincère de normaliser les relations maroco-algériennes dans le cadre d'une vision prospective et constructive, qui tranche avec les positions anachroniques héritées d'une époque révolue. Incompatibles avec l'esprit d'ouverture prévalant au vingt-et-unième siècle, ces positions sont marquées notamment par l'obstination des autorités algériennes à maintenir la fermeture unilatérale des frontières terrestres.
Cette attitude, regrettable et injustifiée, est contraire aux droits fondamentaux de deux peuples voisins et frères, notamment celui d'exercer leurs libertés individuelles et collectives en matière de circulation et d'échanges humains et économiques.
Avec le même esprit unitaire maghrébin, Nous poursuivrons inlassablement nos efforts et notre coopération à l'appui des démarches constructives des Nations unies, visant à parvenir à une solution politique, consensuelle et définitive au différend régional suscité autour de la marocanité de notre Sahara.
Partant de là, Nous réitérons notre attachement à l'Initiative audacieuse d'autonomie, compte tenu du sérieux et de la crédibilité qui lui sont internationalement reconnus, tant il est vrai qu'elle repose sur des principes fondamentaux qui sont autant de gages en matière des droits de l'homme, et qu'elle a vocation à assurer la réconciliation et la réunification de tous les fils du Sahara marocain. Elle ouvre un horizon maghrébin et régional constructif, nourrissant l'espoir de pouvoir relever les défis du développement dans la région, et d'assurer progrès et prospérité à ses habitants.
Avec la même détermination, Nous entendons poursuivre nos efforts pour le raffermissement des liens de fraternité arabe et islamique, que ce soit en leur conférant une portée économique concrète, vouée au développement effectif, ou en veillant à faire prévaloir les causes justes de notre nation.
En tête de ces efforts, figure l'action que Nous menons en tant que Président du Comité Al-Qods pour veiller à la préservation de l'identité de la ville sainte et la sauvegarde de son statut en tant que capitale de l'Etat palestinien indépendant et pleinement souverain. A cet égard, Nous réaffirmons notre adhésion à la position unanime de la communauté internationale concernant la vision de deux Etats. Nous nous félicitons de l'engagement de l'administration américaine en faveur d'un règlement juste, avec tous les impératifs et les arrangements y afférents.
Le troisième axe de notre politique étrangère porte sur la mise en œuvre de la politique de solidarité et de coopération suivie par le Royaume à l'égard des Etats africains frères, avec, au premier chef, les pays voisins du Sahel. Cette politique apparaît à travers les efforts déployés avec persévérance, pour construire avec ces pays de véritables partenariats, fondés sur les intérêts communs et la volonté conjointe de réaliser le développement durable. A cet effet, nous mettons à leur disposition nos expériences et notre savoir-faire, en nous impliquant dans des projets structurants dédiés au développement humain, de manière à faire de ce partenariat un modèle de coopération sud-sud.
Par ailleurs, Nous sommes attaché à la mise en œuvre optimale du statut avancé et privilégié de notre partenariat avec l'Europe. Aussi, engageons-Nous tous les acteurs nationaux à mutualiser leurs efforts, afin d'assurer la mise à niveau requise pour relever les défis inhérents à ce statut, tout en mettant à profit les opportunités que celui-ci offre dans tous les domaines.
Parallèlement, il faudrait continuer à apporter une contribution efficiente pour gagner les nouveaux paris régionaux, dont la mise en œuvre de l'initiative prometteuse concernant l'Union pour la Méditerranée.
Dans le même contexte, il importe d'aller de l'avant dans l'action menée pour diversifier nos partenariats et développer encore davantage les relations privilégiées que nous entretenons avec les différentes régions du monde.
Dans le cadre de Notre vision globale de l'action diplomatique, il est nécessaire de renforcer notre adhésion active à l'agenda multilatéral et de conforter notre engagement en faveur du règlement des problèmes d'envergure.
Cher peuple,.
Nous saisissons cette occasion historique pour renouveler Notre engagement à continuer résolument à te conduire et te guider, fidèle en cela au pacte indéfectible de la Beia mutuelle. C'est également avec la même ambition, la même volonté sincère et la même clairvoyance que Nous réaffirmons Notre détermination à redoubler d'efforts pour que le processus de développement en cours dans notre pays puisse atteindre sa vitesse de croisière.
Pour y parvenir, nous nous appuyons sur la parfaite symbiose entre le Trône et le peuple, ainsi que sur la mobilisation des énergies pour relever les défis, en faisant preuve de persévérance dans l'action, et de foi inébranlable dans l'avenir.
Ce faisant, Nous exprimons notre fidélité à la mémoire immaculée de Notre Auguste Grand-Père et de Notre vénéré Père, feu Leurs Majestés les Rois Mohammed V et Hassan II, bénie soit leur âme.
Nous assurons de toute Notre considération et Notre sollicitude, les Forces Armées Royales, l'Administration territoriale et toutes les forces publiques, en l'occurrence la Gendarmerie Royale, la Sûreté nationale, les Forces auxiliaires et la Protection civile, pour leur dévouement dans la défense de l'intégrité territoriale de la patrie et la préservation de la sécurité et de la stabilité de la nation.
Ton Premier Serviteur qui te porte une profonde affection élève au Très-Haut des prières sincères pour qu'Il protège tous les Marocains, où qu'ils se trouvent, et perpétue les bienfaits dont Il gratifie notre paisible pays. J'implore également le Tout-Puissant pour qu'Il fasse aboutir les efforts louables que chaque Marocaine et chaque Marocain déploient, au pays comme ailleurs, pour concrétiser leurs ambitions et leur aspiration au mieux-être et au bonheur. Fasse-t-Il que par notre action collective, notre chère patrie puisse toujours apprécier les bienfaits de l'unité, de la stabilité, du progrès et de la prospérité.
Dieu est un excellent Maître et un excellent Défenseur.
"Dis : " Voici mon chemin. J'en appelle à Dieu, moi, et ceux qui me suivent, en toute clairvoyance". Véridique est la parole de Dieu.
Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh".
21 juillet 2009
Le Roi Mohammed 6, une décennie de règne : réalisations, horizon et perspectives.
http://mohamed6.canalblog.com/archives/2009/07/21/14476092.html
08 juillet 2009
La proposition de SM Mohamed 6 et le Président Obama au prix Nobel de La Paix.
SM Mohamed 6 était toujours en faveur de la paix dans le Monde, c'était pour lui un serment qu'il a fait, comme toutes les grandes personnalités qui ont marqué l'histoire de l'humanité, notamment le grand Roi Hassan 2 que Dieu ait son âme dans sa sainte miséricorde, et le roi de la paix Feu Mohamed 5, roi du Maroc est père de la Nation …Ghandi… ...
Pour SM Mohamed 6 personnellement je vois qu'il mérite le prix Nobel de la paix ,car c'est le seul chef d'Etat arabe et musulmans qui encourage le dialogue entre les cultures et les religions ,le seul chef d'Etat Arabe et musulmans, qui fait tout pour une paix durable entre les descendants d'Abraham ;Juifs ,Chrétiens et Musulmans,le chef d'Etat qui fait des efforts continue pour une paix durable au moyen et proche orient et pour un Etat palestinien libre et indépendant ,et pour la conservation du patrimoine d'Alqods Acharif ..Le Président Obama est un jeune et sage président qui depuis sa nomination, fait des efforts incessant pour une paix durable dans le monde, et encourage le rapprochement entre les musulmans et les autres religions. C'est un grand président...ainsi et pour encourager la paix je propose à tous les organismes de paix, la proposition de ces deux chefs d'Etat amis et frères, au prix Nobel de la Paix.. car cela encouragera les autres chefs d'Etats à suivre leurs exemple.
Signé :Acharif Moulay Abdellah BOUSKRAOUI ...
02 juillet 2009
Discours de SM le Roi à la Nation -
Louange à Dieu
Paix et salut sur le Prophète,
Sa famille et Ses compagnons
Cher peuple,
Nos fidèles sujets, les habitants de nos chères provinces du Sud, C'est pour Nous un motif de fierté, que de Nous réunir de nouveau, avec les fils de ces contrées si précieuses de notre chère patrie.
Nous nous réjouissons de cette rencontre avec d'autant plus d'ardeur que Nous procédons aujourd'hui, dans la ville authentique de Laâyoune, à la nomination des membres du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes.
Par cet acte, Nous posons un jalon que Nous considérons essentiel pour ancrer la culture de la concertation et permettre ainsi à nos concitoyens d'apporter, par des propositions concrètes et pratiques, leur contribution pour ce qui concerne toutes les questions ayant trait à notre intégrité territoriale et au développement économique, social et culturel des provinces du Sud, si chères à Notre coeur.
Partant de l'expérience du Conseil, dans sa première configuration, Nous avons décidé d'imprimer la dynamique nécessaire à votre Conseil, dans sa nouvelle composition.
Par les compétences que Nous lui avons conférées et la place privilégiée que Nous lui avons réservée, il pourra contribuer, aux côtés des pouvoirs publics et des institutions élues, à défendre la marocanité du Sahara et se faire l'écho des aspirations légitimes de Nos chers citoyens.
Attaché à ce que le Conseil puisse se prévaloir de la crédibilité, de l'efficacité et de la représentativité nécessaires, Nous avons veillé à ce qu'il soit constitué de notables de tribus et d'élus, réputés pour leur patriotisme sincère et la pertinence de leur jugement.
Nous avons tenu également à ce que le Conseil soit ouvert sur les acteurs de la société civile et les forces vives de la nation, prêtes à produire et à s'investir, notamment parmi les femmes et les jeunes, que Nous entourons de Notre haute sollicitude.
Nous attendons du Conseil, dans toutes ses composantes, qu'il s'engage collectivement dans une action concertée et intégrée de nature à protéger les acquis réalisés par notre pays dans la consolidation de notre unité nationale et de notre intégrité territoriale.
Nous appelons, à cet égard, le gouvernement et toutes les autorités et les institutions concernées à apporter leur coopération à votre instance pour qu'elle puisse s'acquitter de façon optimale des missions qui lui sont dévolues.
Nous voulons que vous vous employiez à faire de votre Conseil une institution efficiente de développement dans les provinces du Sud, un organe efficace de mobilisation et d'encadrement des citoyens et une force de proposition exprimant le génie des valeureux enfants du Sahara.
De même, Nous vous exhortons à proposer toutes les initiatives aptes à garantir le retour et l'intégration de nos citoyens séquestrés dans les camps de Tindouf, dans leur patrie clémente et miséricordieuse, laquelle leur garantit la dignité et la liberté nécessaires pour contribuer à la poursuite de l'édification d'un Maroc fort de son unité et de sa démocratie.
Dans le même contexte, Nous vous appelons, eu égard aux vertus de patriotisme et de fidélité aux constantes et aux valeurs sacrées du Royaume, à être les meilleurs interprètes de vos frères pour exprimer leurs positions auprès des organisations et autres instances internationales, en vue de mettre en exergue la justesse de la cause de notre intégrité territoriale.
Il vous appartient également de mettre en relief les réalisations et les réformes accomplies par notre pays sur la voie du développement humain durable et du progrès démocratique.
Cher peuple, Notre première cause nationale a connu de nouveaux développements au niveau international depuis que s'est confirmée aux Nations Unies l'impossibilité d'appliquer le plan de règlement onusien, et qu'a émergé, en revanche, la nécessité d'une solution politique négociée et acceptée par toutes les parties.
Souscrivant à cette orientation qui bénéficie, d'ailleurs, de l'appui de la communauté internationale et de l'Organisation des Nations Unies, notre pays n'a cessé de manifester sa disposition à uvrer pour trouver une solution politique garantissant aux habitants de la région la possibilité de gérer leurs affaires régionales, dans le cadre de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale inaliénables de notre pays.
Cette solution constituerait un règlement juste du différend artificiel dans la région, et une contribution à l'édification d'un Maghreb arabe où règnent la coopération et la prospérité, et d'un espace régional où dominent la paix et la stabilité.
Cette démarche va également dans le sens des efforts que Nous déployons résolument, depuis Notre accession au Trône de Nos vénérés Ancêtres, pour instaurer une bonne gouvernance, fondée sur l'élargissement de l'espace de participation à la gestion des affaires locales, et l'émergence de nouvelles élites capables d'assumer des responsabilités, ainsi que pour mobiliser les moyens juridiques et les ressources matérielles nécessaires afin de concrétiser les objectifs précités, au service du citoyen, de sa dignité et de l'intérêt général.
Persévérant sur la voie que Nous avons choisie de concertation avec les forces vives de la nation et conformément à Notre volonté d'approfondir la pratique démocratique que Nous voulons irréversible, Nous avons annoncé, dans Notre discours à l'occasion du trentième anniversaire de la glorieuse Marche Verte, Notre décision de procéder à de larges consultations avec les partis politiques ainsi qu'avec les fils de la région concernés, portant sur la proposition que notre pays compte présenter au sujet de l'autonomie de nos provinces du Sud, comme solution définitive au conflit artificiel créé de toutes pièces autour de la marocanité de notre Sahara.
A cet égard, si d'importantes étapes ont été franchies dans les consultations avec les partis politiques, Nous appelons aujourd'hui Nos fidèles sujets, les fils des Provinces du Sud, à engager une réflexion sereine et approfondie, et voir comment ils conçoivent le projet d'autonomie dans le cadre de la souveraineté du Royaume, de son unité nationale et de son intégrité territoriale.
Nous sommes certain que cette double consultation démocratique, aux niveaux national et local, au sujet d'une question vitale pour le peuple marocain, intervenant dans un climat de mobilisation unanime, est de nature à conduire, à terme, à l'éclosion d'une conception nationale cohérente et réaliste d'une autonomie garantissant à tous les habitants du Sahara, la possibilité de gérer leurs affaires régionales, dans le cadre de la démocratie et de suprématie de la loi.
Soyez assurés que vous Nous trouverez, en tant que Premier Serviteur du Royaume, Garant de l'unité et de la souveraineté de la nation, particulièrement attentif à vos avis et suggestions, veillant à ce que toutes les conditions et tous les moyens soient réunis pour que vous puissiez vous acquitter au mieux de votre mission.
Nous implorons le Très-Haut de couronner vos efforts de succès et de vous guider sur la juste voie, au service des intérêts supérieurs de notre chère patrie.
Nous tenons, pour conclure, à saluer et exalter Nos Forces Armées, en l'occurrence l'Armée et la Gendarmerie Royales, ainsi que la Sûreté Nationale, les Forces Auxiliaires et l'ensemble des autorités locales, qui ont fait preuve de courage, de ténacité et de mobilisation constante sous le Commandement suprême de Notre Majesté, pour la défense de l'intégrité de la patrie, de sa sécurité et de sa stabilité.
Nous réaffirmons, à cet égard, que Nous ne cèderons pas un seul pouce, ni un grain de sable, de notre cher Sahara. Telle est la plus belle expression de notre fidélité au pacte de l'allégeance mutuelle entre le Trône et le peuple, et au Serment éternel de la glorieuse Marche Verte.
Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wa barakatouh".
Discours royal au parlement : le Sahara, première priorité de l’action du futur gouvernement
Dans le discours prononcé, vendredi, à l’ouverture de la huitième législature, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a appelé à faire de la cause de l’intégrité territoriale du Royaume, que SM a qualifié de "cause vitale", le premier des "trois volets fondamentaux" de l’action gouvernementale et parlementaire, les deux autres axes, étant "des attributs d’un Etat fort et des priorités pressantes".
"La préservation de l'unanimité autour de notre intégrité territoriale constitue, en effet, la première des causes vitales de la Patrie et de la Nation" a rappelé SM. Le Roi. C’est pour cela qu’il est nécessaire de "poursuivre les efforts pour mobiliser davantage de soutien en faveur de l’initiative audacieuse et crédible que nous avons lancée au sujet de l’autonomie, dans l’espoir de parvenir à un règlement international définitif du contentieux artificiel suscité au sujet de la marocanité de notre Sahara", affirme SM. Le Roi. Concernant le deuxième volet, le Souverain a indiqué qu'il s'agit de "la primauté de la loi, la préservation de l'identité nationale authentique, mais ouverte sur son époque, ainsi que la consolidation de la sécurité et de la stabilité et la nécessité de se prémunir contre les velléités de radicalisme et l'extrémisme, et les risques de terrorisme". Pour ce qui est des priorités pressantes, SM le Roi a expliqué que ce troisième volet induit la nécessité de poursuivre les réformes, la consolidation des acquis politiques et des droits de l'Homme, des grands projets structurants, de l'administration territoriale, du tourisme et de l'habitat, ainsi que des équilibres macro-économiques, la productivité et la compétitivité, la modernisation des secteurs publics, l'incitation à l'initiative privée et l'encouragement qui doit être apporté à l'entreprise productive et au secteur privé. "Parallèlement à ces actions, il faudra donner une forte impulsion à certains secteurs d'activité, pour les rendre plus performants", a poursuivi le Souverain, soulignant qu'il importe, en premier lieu, ""de gagner le pari vital de la réforme, en profondeur, de l'éducation et de la formation, réforme dont dépend l'avenir des générations présentes et à venir". SM le Roi a appelé, à cet égard, le prochain gouvernement à "s'atteler sans tarder à la mise en place d'un plan d'urgence pour consolider ce qui a été réalisé, et procéder aux réajustements qui s'imposent, en veillant à une application optimale des dispositions de la Charte nationale d'éducation et de Formation". Il faut aussi, a dit SM le Roi, apporter des solutions courageuses et efficientes aux difficultés réelles qui pénalisent ce secteur vital et ce, en concertation et en coordination avec le Conseil Supérieur de l'Enseignement. "Parallèlement et afin de combattre la pauvreté, l'exclusion et la marginalisation, il faut poursuivre l'effort de mobilisation autour de Notre Initiative Nationale pour le Développement Humain", a précisé SM le Roi, estimant que la mise en oeuvre optimale de ces chantiers de développement passe nécessairement par la régionalisation avancée et la déconcentration administrative qui représentent l'épine dorsale d'un Etat moderne. Une telle entreprise ne peut être complète sans la réforme, la modernisation et la mise à niveau de la justice, dans l'objectif de consolider son indépendance, a encore dit le Souverain, plaidant pour l'élaboration d'une Charte nationale permettant d'introduire des changements profonds et exhaustif dans le domaine de la justice. Source : Corcas avec MAP
Le Souverain a également invité le prochain gouvernement à veiller à l'ancrage des règles de bonne gouvernance, à travers notamment la réforme administrative nécessaire et la mise à niveau et la modernisation de l'économie pour endiguer le chômage et créer de l'emploi.
SM le Roi : Le Maroc n'acceptera rien d'autre que l'autonomie
SM le Roi Mohammed VI a affirmé que le Maroc, son Roi et son peuple, n'accepteront rien d'autre que l'autonomie, pour le règlement de la question du Sahara, dans le cadre d'un Etat uni et unifié, soulignant que le Royaume tient pour irrecevables toute thèse truffée d'intrigues et toute orientation insidieuse, et visant à entamer la souveraineté du Maroc, son unité nationale et son intégrité territoriale, qui sont non négociables et indivisibles.

"Le Royaume est disposé à poursuivre les négociations approfondies, en restant ouvert sur toutes propositions constructives, et en s'attachant à favoriser les conditions de confiance nécessaires pour que ces négociations, engagées avec toutes les parties concernées, puissent aboutir à une résolution définitive de ce conflit artificiel ", a indiqué le Souverain dans un discours adressé, mardi soir, à la Nation à l'occasion du 32-ème anniversaire de la Marche verte. SM le Roi a assuré à cet égard, que le Maroc n'épargnera aucun effort pour assurer le succès de ces pourparlers. "Notre ambition est de parvenir à mettre en place une Union maghrébine opérante et efficiente. Notre voeu est que les potentialités de ses peuples soient mises au service de son essor, et que soient relevés, dans un esprit de concorde et de solidarité, et avec une volonté d'intégration, les véritables défis qui se posent en termes de développement et de sécurité, aux niveaux régional et international", a souligné le Souverain. Dans le même esprit, a rappelé SM le Roi, le Maroc, "se fondant sur une approche de concertation aux niveaux local et national, et s'appuyant sur une unanimité sans faille, s'est attaché à présenter une initiative courageuse en faveur de l'autonomie, initiative qui répond aux standards internationaux, respecte la légalité internationale et prend en considération les spécificités socioculturelles de la région". Le Souverain a ajouté que les efforts positifs déployés par le Maroc pour donner corps à ce projet, conjugués au vaste appui international recueilli par l'initiative constructive marocaine, ont donné lieu à une nouvelle approche onusienne, dans le traitement réservé à notre cause nationale fondamentale. Il s'agit, a dit SM le Roi, d'une démarche judicieuse qui écarte, de façon définitive, tous les plans stériles antérieurs et qui a permis l'adoption, à l'unanimité du Conseil de sécurité, de la Résolution 1754, qui a reconnu à la seule initiative marocaine, et à nulle autre, le caractère sérieux et crédible. Partant de la dynamique que cette initiative a enclenchée, et de l'accueil favorable qui lui a été réservé, le Conseil de sécurité a appelé les parties concernées à négocier pour parvenir à une solution politique, consensuelle et définitive, sous l'égide des Nations Unies, a rappelé SM le Roi, précisant que le Maroc s'est effectivement engagé dans ce processus, avec sérieux et bonne foi, dans les deux rounds de négociations de Manhasset. La démarche constructive du Royaume, a fait remarquer le Souverain, a été confortée par un appui fort de l'Assemblée Générale des Nations Unies, aussi bien que du Conseil de sécurité, à travers sa dernière Résolution 1783. SM le Roi a, d'autre part, rendu hommage à Ses fidèles sujets dans le Sahara marocain pour l'esprit de corps dont ils ont fait preuve conjointement avec les autorités, les forces de sécurité et militaires, pour préserver sa sécurité, sa stabilité et son intégrité et pour leur contribution au progrès et à l'essor de cette région, dans le cadre d'un Maroc sûr de son bon droit, toujours prêt à prendre les initiatives constructives pour le règlement du conflit factice suscité autour du Sahara marocain. Et de conclure : "Le Maroc s'astreint à cette démarche en vertu de son engagement envers l'Union Maghrébine, et par fidélité à l'esprit de bon voisinage et de fraternité qui doit régner entre les cinq Etats de l'Union. Il y adhère aussi en vertu de son attachement à la préservation de la stabilité de la région". Source : MAP
Sahara : SM le Roi réaffirme l'attachement du Maroc à sa politique de la main tendue
SM le Roi Mohammed VI a réaffirmé la ferme volonté du Maroc de poursuivre sa politique de la main tendue pour parvenir à une réconciliation totale avec les parties concernées par le conflit du Sahara.
"Nous réaffirmons la ferme volonté du Maroc de poursuivre sa politique de la main tendue, pour rapprocher les points de vue et aplanir les différends, consolider la confiance par le dialogue et parvenir à une réconciliation totale et globale avec toutes les parties concernées ", par le conflit du Sahara, a affirmé le Souverain dans un discours adressé mercredi à la Nation à l'occasion du 9-ème anniversaire de Son accession au Trône de Ses glorieux ancêtres. SM le Roi a assuré que le Maroc entend continuer de "prendre des initiatives en toute sincérité et d'être à l'écoute de toutes les bonnes volontés, pour rétablir des relations normales entre le Maroc et l'Algérie, et bâtir un partenariat constructif avec ce pays voisin et frère". "Ce voeu procède naturellement, a dit le Souverain, de Notre attachement fidèle aux liens de bon voisinage qui unissent nos deux peuples frères ". Le Maroc est disposé à "s'engager dans des négociations substantielles, de bonne foi et à tous les niveaux, afin de trouver une solution politique, consensuelle et définitive " au conflit, a poursuivi le Souverain, expliquant que la protection et la consolidation de l'intégrité territoriale du Royaume reste "la priorité des priorités pour nous". Le Souverain a tenu à saluer les efforts soutenus déployés hardiment par la diplomatie marocaine qui ont débouché sur un développement positif et substantiel. "Il s'agit en l'occurrence de la reconnaissance par l'ONU du sérieux et de la crédibilité de notre Initiative courageuse d'autonomie, ainsi que du caractère irréaliste et illusoire du séparatisme. Parallèlement, Nous avons enregistré un soutien international croissant en faveur de la souveraineté du Royaume sur son Sahara". "Notre dessein est de répondre aux ambitions des jeunes générations qui souhaitent voir les ressources et les potentialités des peuples marocain et algérien frères, déployées et mises en œuvre pour relever les vrais défis du développement et de la complémentarité, au lieu de les engloutir dans les gouffres d'un conflit légué par un passé révolu". SM le Roi a estimé que "quelles qu'elles soient, les différences de points de vue dans ce conflit ne sauraient justifier la poursuite de la fermeture des frontières. Cette mesure unilatérale est vécue par les deux peuples comme une sanction collective incompatible avec leurs liens de fraternité historique, les exigences de leur avenir commun et les impératifs de l'intégration maghrébine". Le Souverain a tenu à affirmer le rejet, par le Maroc, "de toute tentative visant à imposer le fait accompli ou à porter atteinte à son intégrité territoriale", en rendant hommage aux Forces Armées Royales, à la Gendarmerie Royale, à la Sûreté Nationale, à l'Administration Territoriale, aux Forces Auxiliaires et à la Protection Civile, "qui sont mobilisées en permanence, sous Notre conduite et en parfaite symbiose avec le peuple marocain, pour préserver la sécurité, la stabilité et l'ordre public, et pour assurer la défense de l'intégrité territoriale et de l'unité nationale du Royaume". "Nous entendons poursuivre, parallèlement, l'effort colossal de développement qui a été engagé en faveur de nos citoyens vivant au Sahara marocain. Nous continuerons aussi à œuvrer pour créer les conditions d'un retour librement consenti de nos frères sahraouis expatriés, où qu'ils se trouvent, pour mettre un terme à leurs souffrances", a indiqué SM le Roi. "Nous tenons à les voir vivre en sécurité et dans la dignité, sous l'aile protectrice de leur patrie unifiée, et dans le cadre d'une Union maghrébine incarnant l'intégration des cinq Etats qui la constituent ", a dit le Souverain.
SM le Roi:Le Maroc pour une négociation sérieuse sur l'autonomie comme solution définitive au Sahara
SM le Roi Mohammed VI a réaffirmé jeudi "la disposition sans faille du Maroc à s'engager dans une négociation sérieuse autour de l'autonomie en tant que solution définitive au conflit" du Sahara, en soulignant que son initiative reste toujours sur la
table des négociations, sous l'égide des Nations Unies.
"Le Maroc réaffirme une disposition sans faille à s'engager dans une négociation sérieuse autour de l'autonomie en tant que solution définitive au conflit. Il considère, à cet égard, que son Initiative reste toujours sur la table des négociations, sous l'égide des Nations Unies. Il est également persuadé qu'à terme, la raison et l'esprit visionnaire l'emporteront sur les thèses anachroniques et les illusions héritées du passé", a souligné SM le Roi dans un discours adressé à la nation, à l'occasion du 33ème anniversaire de la glorieuse Marche Verte. "Quelles que soient les évolutions du traitement régional et international qui sera réservé à notre cause nationale, le Maroc continuera à compter sur lui-même, en s'attachant à ses droits légitimes et en faisant preuve d'une vigilance de tous les instants. Il entend rester totalement mobilisé et préserver l'unité de notre front intérieur, dans laquelle nous puisons notre force", a ajouté le Souverain. SM le Roi a rappelé que tous les Marocains se sont appropriés l'initiative d'autonomie, surtout les originaires de nos provinces sahariennes, ajoutant que le Maroc a veillé à ce que "les concertations concernant notre initiative soient élargies à la communauté internationale dont les encouragements et le soutien ont amené de nombreuses instances internationales et onusiennes à revoir leur position sur cette question". Le Souverain a cité parmi ces instances le Conseil de sécurité de l'ONU "qui a illustré son appui unanime" à l'Initiative de notre pays, à travers différentes résolutions (à), en saluant son sérieux et sa crédibilité, et en lui "conférant la prééminence, et écartant, de fait, toute autre proposition dépassée, perfide, irréaliste et dénuée de toute vision prospective". Ci-dessous le texte intégral du discours de SM le Roi: "Louange à Dieu, Paix et salut sur le Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons, Cher peuple, En commémorant aujourd'hui le 33ème anniversaire de la glorieuse Marche Verte, nous célébrons non seulement une épopée du Trône et du peuple, qui a été couronnée par le recouvrement de son Sahara par le Maroc, mais aussi un évènement considérable qui a marqué un tournant dans l'histoire contemporaine de notre pays, quand on songe à la nouvelle dynamique qu'il a imprimée au processus démocratique et à l'unanimité sans faille qu'il a suscitée autour des constantes nationales. Depuis que Nous est échue la charge de présider à tes destinées, Nous nous sommes attaché à conforter cette dynamique, inscrivant Notre action dans une démarche nouvelle, fondée sur une conviction collective profonde, à savoir que tous les Marocains sont dépositaires de la question du Sahara. Cette approche innovante s'appuie également sur la bonne gouvernance locale pour nos Provinces du Sud, et une large participation à la gestion de notre cause nationale. Elle a aussi pour vocation de faire du développement et de la solidarité l'essence même de cet esprit fédérateur et unitaire. De même, nous avons adopté, au plan International, une démarche qui a fait que le Maroc a été seul à répondre à l'appel adressé, dès la fin des années 90, par la communauté internationale à toutes les parties concernées, pour qu'elles prennent des initiatives permettant de sortir de l'impasse où s'étaient enlisées les différentes tentatives de règlement du conflit artificiel suscité autour de la marocanité du Sahara, et de rechercher une solution politique de compromis. Cette solution qui s'inscrit dans une troisième voie, écarte définitivement les propositions antérieures de règlement, après que la communauté internationale ait, pour des raisons objectives, acquis la conviction qu'elles sont aussi inappropriées qu'inapplicables. De ce fait, le Maroc a déployé des efforts bien reconnus, et que Nous avons couronnés par la proposition d'une initiative audacieuse d'autonomie. A cet effet, Nous avons tenu à ce que les différentes phases d'élaboration de cette proposition soient marquées du sceau de la démocratie participative. Ainsi, tous les partis politiques, les forces vives de la nation et les instances représentatives des Provinces du Sud y ont contribué. C'est une initiative que tous les Marocains se sont appropriée, surtout les originaires de nos provinces sahariennes, pour lesquels elle ouvre de vastes perspectives pour une réconciliation avec leurs frères qui regagnent la mère patrie, afin qu'ensemble, ils puissent prendre en charge la gestion de leurs propres affaires locales. Nous avons également veillé à ce que les concertations concernant notre initiative soient élargies à la communauté internationale dont les encouragements et le soutien ont amené de nombreuses instances internationales et onusiennes à revoir leur position sur cette question. Parmi ces instances figure, au premier chef, le Conseil de sécurité de l'ONU qui a illustré son appui unanime à l'Initiative de notre pays, à travers différentes résolutions, dont la dernière en date est la Résolution 1813, où le Conseil a salué le sérieux et la crédibilité de cette Initiative, lui conférant la prééminence, et écartant, de fait, toute autre proposition dépassée, perfide, irréaliste et dénuée de toute vision prospective. La dynamique engendrée par ce processus constructif a permis de constater que les efforts du Royaume rejoignent parfaitement ceux de la communauté internationale. Elle conforte aussi le souhait qui anime celle-ci de parvenir rapidement à une solution consensuelle, réaliste et applicable, à travers des négociations intensifiées et substantielles auxquelles participent toutes les parties concernées, avec sincérité et de bonne foi, dans le cadre de la Résolution 1813 et sous l'égide de l'Organisation des Nations Unies. En vue de trouver une issue à ce différend, le Maroc a donné la démonstration de sa volonté sincère de faire la part des choses entre le différend régional sur le Sahara et le développement souhaité des relations bilatérales avec l'Algérie. Malheureusement, à travers sa position officielle, ce pays cherche à entraver la dynamique vertueuse enclenchée par l'Initiative marocaine. En effet, il met tout en œuvre pour faire perdurer la situation actuelle, qui fait planer les périls de la balkanisation sur la région du Maghreb et du Sahel, et ce, à un moment où les mutations régionales et internationales exigent le regroupement pour pouvoir relever les défis majeurs qui se posent à cette région en matière de développement, et faire face aux dangers sécuritaires qui la guettent. De même, le refus obstiné de tous les efforts de normalisation consentis par le Maroc, ainsi que ceux déployés par des pays frères et amis, et par des puissances influentes sur la scène internationale, va à l'encontre de la logique de l'histoire et de la géographie, laquelle est incompatible avec la fermeture des frontières entre deux pays voisins et frères. A cet égard, l'attachement de notre pays à l'ouverture des frontières et à la normalisation des rapports doit être considéré comme l'expression d'une fidélité aux liens de fraternité et de bon voisinage. Il traduit, en outre, le souci de respecter les droits de l'homme à la libre circulation et à la liberté d'échanges. Il constitue, enfin, une réponse appropriée aux exigences de l'intégration maghrébine qui est inéluctable. En tout état de cause, le Royaume entend rester fidèle à son identité civilisationnelle et à l'esprit d'ouverture qui l'a toujours caractérisé, se prévalant dans sa démarche, de la crédibilité dont jouit le modèle marocain au sein de son environnement régional et au plan international. A cet égard, Nous tenons à dire combien Nous nous réjouissons de l'obtention par le Maroc - fait inédit dans notre région - du statut avancé, dans son partenariat avec l'Union Européenne. Ce statut privilégié, que Nous n'avons cessé d'appeler de nos vœux, et pour lequel nous avons œuvré assidûment depuis l'an 2000, traduit une reconnaissance de la pertinence de nos choix stratégiques et de l'efficacité de notre diplomatie. Il conforte également la crédibilité de nos réformes et les grandes réalisations que nous avons accomplies en matière de développement, et qui sont saluées et soutenues par les institutions monétaires et les instances économiques internationales. Par conséquent, il faut maintenir le cap et s'attacher sérieusement à faire fructifier, de façon optimale, les diverses opportunités et perspectives ouvertes par ce statut progressif qui comporte des mesures et des acquis concrets à moyen terme, tout en ouvrant de larges horizons pour l'avenir. Par la même occasion, Nous réaffirmons Notre volonté de renforcer et d'élargir nos multiples partenariats, au Nord, comme au Sud. Cher peuple, Quelles que soient les évolutions du traitement régional et international qui sera réservé à notre cause nationale, le Maroc continuera à compter sur lui-même, en s'attachant à ses droits légitimes et en faisant preuve d'une vigilance de tous les instants. Il entend rester totalement mobilisé et préserver l'unité de notre front intérieur, dans laquelle nous puisons notre force. Partant, le Maroc réaffirme une disposition sans faille à s'engager dans une négociation sérieuse autour de l'autonomie en tant que solution définitive au conflit. Il considère, à cet égard, que son Initiative reste toujours sur la table des négociations, sous l'égide des Nations Unies. Il est également persuadé qu'à terme, la raison et l'esprit visionnaire l'emporteront sur les thèses anachroniques et les illusions héritées du passé. En attendant, le Maroc ne restera pas les bras croisés, pas plus qu'il n'acceptera que son évolution démocratique et son développement soient subordonnés aux calculs et aux manœuvres d'autrui. Aussi avons-Nous décidé, avec l'aide de Dieu, d'amorcer une nouvelle phase dans le processus continu des réformes globales que Nous conduisons, en lançant la dynamique d'une régionalisation avancée et graduelle, englobant toutes les régions du Maroc, avec, à leur tête, la région du Sahara marocain. A cet égard, Nous réaffirmons la ferme volonté qui Nous anime de permettre à toutes les populations et aux fils de cette région de prendre en charge la gestion démocratique de leurs affaires locales, dans le cadre d'un Maroc unifié. Cela devrait se faire, soit par la mise en place d'une régionalisation élargie et appropriée, qui procède de notre propre volonté nationale, soit à travers l'autonomie proposée, une fois qu'elle aura fait l'objet d'un compromis politique, et que les Nations Unies l'auront adoptée comme solution définitive au conflit. Cher peuple, La régionalisation envisagée est une réforme structurelle de fond. Un effort collectif est, donc, nécessaire pour que ce projet soit mis au point et porté à maturité. C'est pourquoi J'ai jugé bon de t'entretenir de la feuille de route qui doit y présider, tant au niveau de ses finalités et de ses fondements qu'à celui des approches qui s'y rattachent. Notre ambition est grande de voir ce chantier prometteur favoriser l'ancrage de la bonne gouvernance locale, consolider la politique de proximité vis-à-vis du citoyen, et permettre de réaliser, au niveau régional, le développement socio-économique et culturel intégré escompté. Pour que ces objectifs puissent voir le jour, cette réforme doit reposer sur les principes d'unité, d'équilibre et de solidarité. Par unité, l'on entend l'unité de l'Etat, de la Nation et du territoire, en dehors de laquelle aucune régionalisation ne pourrait avoir lieu. Quant à l'idée d'équilibre, elle renvoie à la nécessité de déterminer les compétences exclusives de l'Etat et de doter, en même temps, les institutions régionales des prérogatives nécessaires pour leur permettre de s'acquitter pleinement des missions de développement qui leur sont dévolues, et ce, dans le respect des impératifs de rationalisation, d'harmonie et de complémentarité. Le principe de solidarité nationale demeure la clé de voûte de toute régionalisation avancée. De ce fait, le transfert de compétences vers une région implique nécessairement que celle-ci puisse disposer de ressources financières provenant de l'Etat et de fonds propres. En outre, la réussite de la régionalisation passe par l'adoption d'un découpage efficient propre à favoriser l'émergence de régions économiquement et géographiquement complémentaires et socialement et culturellement harmonieuses. A l'instar de ce que Nous faisons pour la gestion des questions majeures de la Nation, Nous avons décidé d'adopter une approche démocratique, inclusive et participative dans l'élaboration de ce projet. A cet effet, Nous entendons, avec l'aide de Dieu, mettre sur pied une commission consultative pluridisciplinaire, composée de personnalités reconnues pour leur compétence, leur vaste expérience et leur hauteur de vue. Nous lui confierons le soin de proposer - après l'avoir soumise à Notre Judicieuse Appréciation- une conception générale de la régionalisation, en gardant à l'esprit toutes les dimensions y afférentes, ainsi que le rôle qui revient aux institutions constitutionnelles compétentes dans sa mise en œuvre. Nous sommes particulièrement attaché à ce que la conception générale de ce grand projet donne lieu à un débat national aussi large que constructif, auquel prendront part toutes les institutions et les autorités compétentes, ainsi que les instances représentatives et partisanes, et les structures académiques et associatives qualifiées. Quoique nous fassions pour la faire avancer, la régionalisation restera fort limitée si elle ne s'accompagne pas de la consolidation du processus de déconcentration. Aussi faut-il donner une forte impulsion à l'action de l'Etat, au niveau territorial, surtout en ce qui concerne la réorganisation de l'administration locale, et la nécessité de lui conférer plus de cohérence et d'efficacité, ainsi que l'impératif de renforcer l'encadrement de proximité. A cet égard, Nous donnons Nos Directives au Gouvernement pour qu'il Nous soumette des propositions concernant la création de nouvelles préfectures et provinces, et ce, en tenant compte des impératifs de la bonne gouvernance territoriale, des spécificités et des potentialités propres à certaines régions, ainsi que des besoins de leurs populations respectives en matière de développement. Nous engageons, également, le gouvernement à préparer une charte nationale de la déconcentration, avec pour objectif de mettre en place un système efficace d'administration déconcentrée, qui marque une rupture effective avec la pratique d'un centralisme figé , un système basé sur une approche territoriale, ainsi que sur le transfert de compétences relevant du pouvoir central vers les services externes, structurés en pôles techniques régionaux. Cette charte doit aussi prévoir les mécanismes juridiques appropriés pour une gouvernance territoriale conférant aux walis et aux gouverneurs les prérogatives nécessaires à l'exercice de leur mission, notamment pour ce qui est de veiller à l'exercice efficient des compétences relevant des organes de l'Etat, ainsi qu'à la cohérence des actions menées par l'ensemble des intervenants au niveau territorial, tant provincial que régional. Nous exhortons tout le monde à faire preuve de patriotisme et de civisme en vue de relever le défi majeur qui consiste à faire émerger un modèle marocain original en matière de régionalisation. Parce que celle-ci incarne l'évolution démocratique et le niveau de développement atteint par notre pays, Nous voulons qu'elle soit un moyen pour ancrer la pratique de la bonne gouvernance et assurer une mise à niveau en vue d'une réforme institutionnelle profonde. C'est là le témoignage le plus éloquent de fidélité à la mémoire de Notre Vénéré Père, feu Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu ait Son âme, Artisan de la Marche Verte et Bâtisseur de l'Etat marocain moderne, dont il Nous incombe de préserver la souveraineté et l'unité et d'assurer la rénovation, tout en oeuvrant pour le progrès et le développement du pays. "Le secours ne me vient que de Dieu. Je me confie à Lui et je reviens repentant vers Lui". Véridique est la Parole de Dieu.
01 juillet 2009
Le Président du Corcas M. Ould Errachid :l'autonomie, une solution politique qui tient compte des positions de toutes les partie
M. Ould Errachid : l'autonomie, une solution politique qui tient compte des positions de toutes les parties
M. Ould Errachid, qui était mardi soir l'invité de la chaîne satellitaire "Al Jazeera Moubacher", a souligné que cette initiative offre des solutions réalistes et réalisables qui "satisfont tant les Sahraouis, y compris le +polisario+ qui fait partie des populations sahraouies, que l'Algérie, eu égard à son implication historique et à la responsabilité qui lui incombe dans cette affaire". Elle s'inscrit également, a-t-il poursuivi, "en harmonie avec la volonté de la communauté internationale de parvenir à une solution politique mutuellement acceptable par toutes les parties conformément à la résolution onusienne 1754". Il a fait observer que le Maroc, convaincu que chaque partie doit renoncer à certaines de ses revendications pour sortir de l'impasse, a fait de "grandes concessions en optant pour l'initiative d'autonomie". Le président du Corcas a noté que l'initiative d'autonomie introduira des changements énormes dans le vécu des sahraouis, auxquels elle accordera plusieurs prérogatives pour gérer eux-mêmes leurs affaires (gouvernement, parlement,...). Il a, par ailleurs, relevé que "la question du Sahara ne constitue nullement une affaire de décolonisation mais plutôt un problème politique qui nécessite la conjugaison des efforts de toutes les parties concernées pour parvenir à une solution définitive", précisant qu'il n'existe aucun document au niveau des Nations Unies, ni de celui de la Ligue Arabe, de l'Organisation de la Conférence islamique ou de l'Union européenne qui indique qu'il s'agit d'une question de décolonisation. La décolonisation du Sahara était d'actualité entre le Maroc et l'Espagne avant même la création du front "polisario", étant donné que le Royaume fut l'un des pays africains soumis à une double colonisation, française et espagnole, a-t-il expliqué, rappelant que l'Espagne occupait plusieurs villes du Nord et du Sud du Maroc et que la récupération de ces zones, dont celles du Sahara, avaient eu lieu sur différentes étapes. Ci-joint le texte intégral de l’Entretien accordé par M. Khalihenna Ould Errachid, Président du Corcas à l’émission « Hiwar Mubachir » diffusée, en direct par Al Jazeera : Le Présentateur de l’émission : Vous êtes originaire du Sahara, vous avez rejoint le Maroc et vous rencontrez les membres du Front du Polisario, qu’en est il du volet psychologique, comment vous êtes vous retrouvé, comment avez-vous entamé le dialogue et comment ce dialogue s’est il terminé ? Khalihenna Ould Errachid : Le volet psychologique dans ces négociations fait partie du problème. Je peux, à ce propos avancer, sans crainte de me tromper, que de nombreuses barrières psychologiques séparant les parties persistent encore pour que l’on puisse procéder à des négociations fondées sur la bonne foi et sur la ferme volonté d’arriver à une solution définitive à ce problème qui a duré plus de trente ans. Les négociations qui se sont déroulées dès juin dernier lors du round 1 et du round 2 continuaient de reposer sur les séquelles du passé en ce qui concerne l’aspect psychologique, les relations humaines ainsi que la vision qui devraient prévaloir dans ces rounds de négociations pour pouvoir parler d’une réconciliation réelle. Le Présentateur : Le ministre de l’intérieur a comparé les négociations en cours à une série que l’on construit épisode après épisode. Une question, qui en est le réalisateur ? Qui sont les protagonistes ? Et quelle en sera la fin ? Ce problème est le legs de la guerre froide, mais il y a certainement d’autres raisons liées à la politique interne du Maroc, aux suites des vieux différends depuis l’indépendance en 56 et la réconciliation à l’intérieur. C’est sans doute là des éléments qui ont eu un impact sur le déclenchement du problème, mais qui n’en constituent pas le substrat. En effet c’est un problème qui a été attisé pour des raisons qui n’ont rien à voir avec l’origine. Il convient cependant de souligner que cette question dont nous négocions la solution a fait l’objet par le passé de plusieurs tentatives. Le Maroc et l’Algérie ont essayé depuis la fin des années soixante dix de se dépêtrer de ce problème qui a empoisonné les relations fraternelles entre les deux pays et qui a instaurer la suspicion dans notre région arabe. Vous savez que les efforts diplomatiques se sont poursuivis depuis l’indépendance du Maroc pour libérer le Sahara, la récupérer ainsi que toutes les terres marocaines sous occupation espagnoles. Le Présentateur : Si vous permettez nous reviendrons à ces détails historiques par la suite et nous nous familiariserons avec, à l’occasion, mais revenons au sujet de l’Algérie. Vous avez dit dans l’une de vos déclarations à la presse que l’Algérie n’est pas partie au conflit et que le problème du Sahara est un problème marocain qui a pris une ampleur internationale. Par ailleurs vous dites également que la position de l’Algérie va s’améliorer avec le temps. Ne trouvez vous pas qu’il y a une contradiction quant à la relation de l’Algérie dans vos déclarations ? Khalihenna Ould Errachid : Non. Je ne veux pas revenir sur le passé pour le plaisir du passé. Je voudrai relater des parties du passé pour en arriver à la réalité que nous vivons aujourd’hui qu’il s’agisse de la position de l’Algérie ou de la position du Front du Polisario. L’Algérie a toujours essayé de se réconcilier avec le Maroc et à dépasser ce problème dans toutes les phases de ce conflit. Vous savez que lors du sommet arabe de1974 qui s’est tenu à Rabat et qui a connu la participation de tous les rois et chefs d’états arabes, Feu le président Houari Boumediene a déclaré, et cela figure dans les documents de la Ligue Arabe, qu’il ne voyait aucun inconvénient à soutenir l’accord signé alors entre le Maroc et la Mauritanie pour liquider la présence du colonialisme au Sahara. Plus encore, je reviendrai à votre question sur la position de l’Algérie, lorsque les hostilité militaires se sont déclenchées il y a eu des médiations et des contactes entre Feu le roi Hassan II et Feu le Président Boumediene fin 1977. Ils devaient se voir à Bruxelles en 1978 mais Boumediene est décédé entre temps. Puis lorsque le Président Chadli Ben Jdid est arrivé au pouvoir en Algérie le Roi Hassan II et Le Président Chadli se sont rencontré en 1983 sur la frontière maroco-algérienne et ont convenu d’adopter une approche saine pour résoudre le problème. Mais malheureusement ces tentatives ont échoué pour des raisons internes à l’Algérie. Le Présentateur : Nous y reviendrons, nous reviendrons à ces détails si vous le permettez, nous avons des appels. Khalihenna Ould Errachid : Si vous permettez ce sont des détails importants pour comprendre… Présentateur : Vous aurez le temps Khalihenna Ould Errachid : importants… Présentateur : Excusez moi je vous redonnerai la parole, je voudrai prendre quelques appels, Oum Kili d’Espagne Oum Kili : Assalamu Alaykum Présentateur : Wa alaykum Assalam Oum Kili : Nous remercions Al Jazeera, et nous remercions ceux qui travaillent à Al jazeera. Présentateur : de rien Oum Kili : Pour l’intérêt qu’ils accordent à faire la vérité sur la société arabe et dans les sociétés arabes. Ils expriment ces vérités que l’on cache comme on cache le soleil avec le tamis. Je voudrai demander à Khalihenna Ould Errachid s’il est satisfait de remplacer le colonialisme espagnol par le colonialisme marocain et de lutter pour cela. C’est une honte, comment peut il se prétendre sahraoui alors même qu’il aime le Maroc et son intérêt est avec le Maroc. S’il préfère les marocains qu’il demeure au Maroc avec le roi du Maroc et qu’il nous laisse nous les sahraouis nous avons lutté plus de 35 ans, nous avons perdu des frères, des enfants, des cousins, nombreux parmi nous ont été blessés et sont cloués sur des chaises à cause du colonialisme marocain. Comment peut il se montrer et défendre ses intérêt auprès du Maroc habiter le Maroc et devenir ami du Maroc, c’est une honte, une infamie que l’histoire ne lui pardonnera pas, un sahraoui qui défend l’envahisseur qui tue, comme l’exemple de cette femme sahraoui qui a perdu la vue il y a deux ou trois semaine sous la torture des policiers marocains, C’est honteux , et s’est indigne. Il aurait mieux fait lui le sahraoui d’aimer sa patrie et d’avoir ses intérêts à cœur. Présentateur : Merci Oum Kili l’idée est claire, merci beaucoup à vous. Mohamed Addarham du Maroc., bon soir Mohamed Addarham : Bonsoir Présentateur : Bien venue à cette émission Mohamed Addarham : comment allez vous Présentateur : bien merci, allez y Mohamed Addarham : Non je veux juste écouter, je ne fais qu’écouter. Présentateur : Merci pour votre appel. Nous restons au Maroc, Ahmed Ibrahim bonsoir. Ahmed Ibrahim : Bonsoir Présentateur : Bienvenue, la parole est à vous allez y. Ahmed Ibrahim : Est-ce que vous m’entendez ? Présentateur : Très bien. Ahmed Ibrahim : Je voudrai tout d’abord remercier l’animateur de cette émission et remercier la chaîne Al Jazeera, tribune de tous les arabes, pour cette occasion qui nous est offerte. Je voudrai à travers vous, remercier notre honorable professeur, qui nous montre le chemin, et qui est notre espoir et celui qui porte notre flambeau, M Khalihenna Ould Errachid. Mon intervention est très courte. La proposition d’un statut d’autonomie est la solution pour sortir de l’impasse et résoudre le problème du Sahara. L’unanimité internationale qui a salué cette initiative marocaine n’est elle pas une bénédiction de la proposition du Maroc pour mettre fin à ce problème qui a entravé la construction du Maghreb ? Nous espérons de tout cœur que les deux parties parviennent à un accord quant à une solution qui puisse satisfaire tout le monde, dans l’esprit de « ni vainqueur ni vaincu ». Merci beaucoup. Le Présentateur : Merci à vous. Abdel Wahab Belfquih du Maroc, Bonsoir Abdel Wahab Belfquih : Bonsoir Le Présentateur : Bienvenue, allez y. Abdel Wahab Belfquih : Merci. Je voudrai parler de la région et de ceux qui veulent donner une autre image de la gestion sécuritaire de la région du Sahara. Tous cela n’est que mensonge. Je n’ai pas eu l’occasion de contacter hier M. Al Mahfoud Al Beiba pour débattre avec lui de plusieurs questions. Mais ça ne fait rien du moment que j’ai la possibilité maintenant de clarifier certaines choses. Les personnes qui parlent des questions de sécurité et qu’il y a un durcissement de la sécurité voire des dérapages. Al Jazeera grâce à Dieu a un bureau au Maroc et a les moyens de vérifier la gestion de la sécurité au Sahara et s’assurer qu’il n’y aucune violation. Les sahraouis jouissent de tous leurs droits en témoigne la présence au sein du Corcas de la crème des tribus sahraoui ainsi que les défenseurs du droits de l’homme, des syndicalistes. Pour preuve la présence de M. Khalihenna Ould Errachid à la tête du Corcas, lui qui a une très large expérience…. Le Présentateur : Merci beaucoup, nous avons compris l’idée. Je me retourne vers vous vous cher invité. L’intervenante d’Espagne s’est interrogée sur un colonialisme après un autre. Vous étiez vous-même en Espagne et vous avez constitué un parti où vous avez appelé au séparatisme puis vous êtes retourné au Maroc et vous avez rencontré le Roi, qu’avez-vous à répondre à cette dame. Khalihenna Ould Errachid : Tout d’abord je souhaiterai que vous m’accordiez le temps de clarifier les choses. Le présentateur : Allez y je vous prie. Khalihenna Ould Errachid : Etant donné que vous ne m’avez pas laissé le loisir de compléter mon idée, les spectateurs risque de ne voir ni queue ni tête à ce programme. Je vais répondre à ce que la dame a dit, mais permettez que je revienne à ce que je disais avant en ce qui concerne votre question relative à la l’Algérie. Lorsque j’ai dit que les tentatives entre la Maroc et l’Algérie pour trouver une solution à ce problème existaient de tout temps et j’ai parlé de la rencontre entre feu le roi Hassan II et feu le président Chadli en 83 qui a commencé à donner des fruits pour aboutir à une solution. Puis ce fut la proposition algérienne qui a été présentée par l’ancien ministre des affaires étrangère Docteur Ibrahimi en 85 au roi Hassan II et qui offrait une autonomie au Sahraouis. Mais cette proposition n’a pas abouti car elle ne prenait pas en comptes les fondamentaux marocains relatifs à la souveraineté. On peut également rappeler la médiation de feu le roi Fahd Ben Abdel Aziz en 87 dont le résultat fut la visite de Hassan II en 88 à Alger et la conclusion d’un accord qui stipule de laisser de côté l’affaire du Sahara et de construire le Grand Maghreb, chose qui fut concrétisée en février 89 à Marrakech. Les tentatives à l’initiative du Maroc ou de l’Algérie pour trouver une solution se sont poursuivies et ne se sont pas interrompues même lorsque les relations étaient au plus bas. De même que Le Présentateur : Bien entendu M. Khalihenna Khalihenna Ould Errachid : permettez Le Présentateur : J’aimerai continuer le dialogue, si non nous risquons de nous égarer dans les arcanes de l’histoire. Khalihenna Ould Errachid: Bien Le Présentateur : Je voudrai que vous répondiez aux téléspectateurs et je ne veux pas vous interroger, par exemple, sur le désaccord entre l’Algérie et le Maroc, l’Algérie mettant sur le tapis l’approche de la liquidation du colonialisme et le Maroc celle de la légalité et du droit. Khalihenna Ould Errachid : Non vous m’avez posé la question. Le Présentateur : Répondez je vous prie aux questions. Khalihenna Ould Errachid : Permettez, laissez moi Présentateur : allez y je vous prie Khalihenna Ould Errachid : Laissez moi l’occasion de répondre pour que je puisse exposer clairement mes idées. Si vous m’interrompiez à chaque fois et que vous me dérangiez le spectateur ne pourra pas comprendre et le dialogue ne pourra pas se déroulé dans de bonnes conditions. Le Présentateur : Allez y Khalihenna Ould Errachid : vous m’avez posé la question sur l’Algérie. J’ai dit que le processus ne s’était pas achevé. Lorsque le Président Boudiaf est arrivé au pouvoir il voulait également une solution définitive à la question du Sahara. Donc les tentatives ne se sont jamais arrêtées entre nous et les algériens pour trouver une solution à ce problème qui directement ou indirectement est présent. C’est un problème interne sur lequel des facteurs extérieurs sont venu se greffer tel le différend maroco-algérien sur les frontières, la guerre froide, la dissension à l’intérieur de l’Afrique. Ce sont tous ces facteurs qui ont donné au problème une autre dimension que sa dimension naturelle. Donc il y a eu des tentatives de la part de l’Algérie, et de la part du Maroc et des tentatives avec le Polisario. Ils ont rencontrées à deux reprises, en 88, Hassan II Dieu ait son âme, Le prince Héritier Mohamed VI en 96, mais malheureusement ils n’ont pas réussi à saisir l’occasion en or qui s’était présentée alors en terme des relations qui existaient alors entre le Maroc et l’Algérie … Le Présentateur : L’Union du Maghreb Arabe Khalihenna Ould Errachid : Durant le processus de l’Union du Maghreb Arabe. Alors même que nous sommes, aujourd’hui, impliqués dans ce nouveau processus nous souhaitons bien entendu revenir sur le passé, que cette nouvelle tentative n’échoue pas comme les précédentes et qu’elle soit une initiative heureuse et couronnée de succès pour le bien de tous. Nous souhaitons laisser de côté tout ce qui était difficile à résoudre par le passé à savoir l’atteinte aux fondamentaux sacrés, les approches erronées et les points de départs erronés. Si nous réussissons à mettre cela de côté nous arriverons certainement à la solution espérée, celle là même que nous négocions et que le Maroc a eu le grand mérite d’initier. Le Présentateur : Revenons. Khalihenna Ould Errachid : Revenons à la question de la dame, vous aimez cette dame- Je lui répond donc. Cette dame a en vérité, les idées très confuses. Elle se demande comment moi un sahraoui je défend le Maroc. Je défend le Maroc parce que je défend le droit, je défend l’histoire, je défend les lien du sang, de la parenté, les liens historiques qui n’ont cessé de lier les populations sahraouis au Maroc à travers l’histoire. Bien plus les sahraoui à travers les Al Moravides ont gouverné le Maroc un siècle durant, et les sahraoui ont joué des rôles différents à différentes époques Le présentateur : vous Khalihenna Ould Errachid : Moi je refuse qu’elle dise que le Sahara est sous occupation marocaine. Moi j’ai vécu sous le colonialisme espagnole et elle n’a aucune idée sur ce qu’est le colonialisme. La question du Sahara, et il s’agit bien là d’une des duperies qui ont générés beaucoup de malentendu entre le Maroc et l’Algérie et qui pousse le Front du¨Polisario à de nombreuses mystifications. La question du Sahara n’est nullement une question de liquidation du colonialisme, il n ‘y a aucun document aux Nations Unies, dans la Ligue Arabe, dans l’Organisation de la Conférence Islamique ni chez les européens disant que le problème actuel est un problème de liquidation du colonialisme. Bien au contraire c’est un conflit politique pour lequel il convient de trouver une solution. La liquidation du colonialisme était d’actualité avant l’existence du Polisario en tant qu’organisation, il concernait le Maroc et l’Espagne. La question du Sahara n’était pas d’ailleurs la seule question qui opposait le Maroc et l’Espagne. Il y avait l’affaire de TanTan, De Tarfaya, de Sidi Ifni, de Tanger, du Nord du Maroc. En effet l’Espagne et la France étaient les deux pays qui avaient la main mise sur le Maroc. Le Maroc était l’un des rares pays africain à souffrir d’un double protectorat imposé par deux puissances européennes. Il devait donc lutter pour retrouver son indépendance de façon successive et sur plusieurs périodes avec l’Espagne, y compris en ce qui concerne le Sahara. Le Présentateur : M. Khalihenna, certains Khalihenna Ould Errachid : je voudrai dire à cette dame, non permettez, je voudrai dire à cette dame, à ma sœur, si elle est sahraoui et je la salue chaleureusement, je lui dis, ma sœur si vous avez vu Laayoune, si vous avez vu Dakhla, et Boujdour, si vous avez vu Smara , vous ne diriez certainement pas que le Maroc occupe le Sahara. Vous ne diriez certainement pas que c’est ce Sahara qui existait à l’époque des espagnols. Le Maroc a récupéré une partie de son territoire et a déployé des efforts colossaux pour apporter le bonheur et le bien être à ses enfants et à ses populations et leur apporter cette joie et bonheur qui leur ont manqué tout au long de l’occupation du colonisateur réel qui a perduré entre 1884 1975. Le Présentateur : M Khalihenna permettez moi de poser les questions qui feront avancer ce dialogue. Je reviens à la discussion. Certains vous accusent de ne pas avoir joué le rôle qui vous appartient pour influencer le Polisario et assurer le succès de ces négociations Khalihenna Ould Errachid : qui sont ces autres ? Le Présentateur : Certains observateurs. Certains marocains estiment que vous n’avez pas exercé toute l’influence nécessaire sur le Front du Polisario pour la réussite des négociations. Khalihenna Ould Errachid : Non, voyez vous, la réussite des négociations est l’affaire de toutes les parties, le Maroc, le Polisario et l’Algérie. Je vais vous dire ce que selon moi chaque partie devrait faire pour assurer la réussite de ces négociations. D’abord le Maroc a eu le courage nécessaire et pris la décision historique nécessaire de présenter une solution. Non pas une solution théorique ou une solution inapplicable. Non il a présenté une solution réaliste et honorable, le Corcas que j’ai l’honneur de présider, et l’instance qui a étudié cette solution honorable, qui l’a planifiée, l’a élaborée et présentée à sa Majesté le Roi qui l’a approuvée. Le Présentateur : Si le Polisario refuse, alors que vous négocier cette solution, qu’allez vous faire ? Khalihenna Ould Errachid : Laissez moi vous dire une chose, avant que le Polisario ne refuse, pourquoi le Maroc a-t-il présenté cette solution d’un statut d’autonomie qui est une solution difficile, et un pari courageux et délicat, pourquoi donc ? Le Maroc a présenté cette solution par égard pour les positions de toutes les parties, en considération des revendications du Polisario en tant que partie intégrante des sahraouis. Le Polisario, ce sont en fait nos frères et nos gens. Ils font partie de nous et nous faisons partie d’eux ; Par égard pour ce que l’Algérie n’a cessé de revendiquer ainsi que la demande de la communauté internationale, à savoir une solution consensuelle qui satisfait toutes les parties. Pourquoi le Maroc a t-il présenté cette solution parce que voyez vous toutes les autres solutions ont échoué, le referendum sur la base de l’identification est absolument irréalisable, les initiatives précédentes comme celle de 85 qui portait atteintes aux fondamentaux sacrés relatifs à la souveraineté marocaine sont irréalisables. Nous sommes donc face à un problème épineux. Ecoutez moi bien, nous sommes face à un problème épineux, le Polisario est face à un problème épineux, l’Algérie est face à un problème épineux. Que faut il faire pour sortir de l’impasse actuelle, devons nous retourner à la situation passée ? Devons nous continuer à tourner dans un cercle vicieux de revendications aussi impossible à réaliser les unes que les autres qui n’aboutissent à aucune solution ? Ou, devons nous faire preuve de pragmatisme politique et que chacun de nous fasse des concessions et abaisse du seuil de ses revendications ? Le Maroc a fait d’énormes concessions, il a pratiquement tout céder, il concédé le gouvernement sahraoui, il a concédé le parlement sahraoui, il a concédé la Cour suprême sahraoui, il a également concédé des affaires économiques. Il a donc renoncé, au profit des sahraouis, à tout ce qui peut les satisfaire, tout ce qui peut satisfaire les revendications des sahraouis quelles soient d’ordre politiques, économiques ou sociales. Le Maroc sous la direction de sa Majesté le Roi Mohamed VI a fait ces concessions car il veut sincèrement et de bonne foi résoudre cette solution. Mais voila ce qu’il faut, ou ce que moi en tant que sahraoui qui a vécu ce problème dès le début et connais les erreurs commises par le Polisario dans le passé demande. Pourquoi le Polisario ne veut il pas engager des négociations sérieuses pour trouver cette solution ? Pourquoi le Polisario se raccroche – t- il à des choses qui, comme il sait pertinemment parce qu’il a en fait l’expérience 32 ans de guerre durant, ont échoué ? Le Présentateur : M. Kalihenna. M. Khalihenna Khalihenna Ould Errachid : et qui se sont révélées catastrophiques pour la région. Le Présentateur : Si vous permettez nous allons prendre quelques communications puis nous reviendrons à vous. Moulay Ahmed du Maroc, bonsoir, allez y. Moulay Ahmed : Je suis Moulay Ahmed Thali de la ville de Laayoune la plus grande ville du Sahara. Le Présentateur : Bienvenue Moulay Ahmed : D’abord je vous remercie pour cette émissions qui jette quelques lumières sur cette région qui a souffert de bien des horreurs qui se sont abattues sur le peuple sahraoui. En tant que sahraoui moi même, et de l’aveu même des cheikhs chargés de déterminer l’identité qui ont supervisé le recensement de ceux qui ont le droit de participer au referendum, que je trouve irréalisable, je pense donc que la solution unique au problème du Sahara est le statut d’autonomie offert par le Maroc aux provinces du Sahara. Ce statut, cher Monsieur que l’on peut considérer à juste titre une autodétermination car il va permettre aux sahraouis de gérer eux-mêmes leurs affaires et de disposer librement de leurs ressources. J’estime donc qu’il est temps de fermer ce dossier conformément à ce qui a été proposé par le Maroc et de ne pas continuer à chercher des solutions rafistolées à même d’entraîner tous le monde dans des abîmes et des méandres qui ne peuvent aboutir qu’à une perte et un gaspillage du temps. Le Présentateur : Merci M. Moulay, merci bien. Moulay Ahmed : Je remercie le professeur Khalihenna Ould Errachid qui nous représente si efficacement et qui défend nos intérêts auprès des instances internationales. Le Présentateur : Merci à vous. Votre message a été bien reçu. Mme Allal d’Espagne bonsoir , allez y madame Mme Allal : Oui, bonsoir Le Présentateur : Bonsoir Madame Allal : D’abord je voudrai remercier Al Jazeera pour m’avoir donné l’occasion de m’exprimer. Je voudrai poser à M. Khalihenna Ould Errachid une question et je voudrai qu’il me réponde en toute franchise et en toute sincérité devant le monde entier. Vous les marocains vous dites que vos frères sahraouis souhaitent rejoindre le Maroc mais qu’ils sont détenus par leurs dirigeants et par les algériens. Voyons si vous êtes sincères dans ce que vous avancez. Retenons la solution proposée par les sahraoui lors des négociations et qui consiste à un référendum dans la région pour que vous prouviez au monde entier si les sahraouis veulent effectivement, rejoindre le Royaume du Maroc ou s’ils veulent vivre dans les camps dans des conditions difficiles ou sous un gouvernement marocain. C’est tout ce que je voulais dire. Le Présentateur : Merci Mme Allal. M Boujmaa du Maroc. Bonsoir M. Boujmaa Boujmaa : Allo Le Présentateur : Allez y M. Boujmaa, allez y Boujmaa : Bonsoir et merci. Je voudrai dire un mot à l’opinion internationale. Si le Maroc cherchait réellement une solution au problème du Sahara J’ai moi-même proposé à M. Khalihenna Ould Errachid à Goulmim, en présence de toute confédération takna des tribus, de la société civile, des partis politiques, je lui ai présenté une nouvelle théorie autres que celles qui existent et qui traite des statuts d’autonomie dans le monde telle qu’elle a été présentée par Madame Rotla et l’allemand Houter. Il a promis devant toute l’assistance de me donner l’occasion de parler, au Maroc ou à l’extérieur du Maroc, de cette nouvelle théorie mais il n’a pas tenu sa promesse. Je l’ai donc mis devant ses responsabilités et je l’ai accusé de faire partie de ceux qui conspirent contre l’affaire du Sahara et c’est là une trahison non pas seulement vis-à-vis du peuple marocain, maghrébin mais également vis-à-vis de l’opinion internationale. En effet nous nous sommes donné la peine devant le monde entier et nous lui avons dit que nous étions prêts pour une solution nouvelle pouvant sauver la face de tous mais il n’a pas tenu sa promesse. Pourquoi donc ? Le Présentateur : Merci M. boujmaa. M. Jamal Assaidi de Chypre, bonsoir Jamal Assaidi : Bonsoir, Assalumu Alaykm Le Présentateur : Wa alykum Assalam, je vous en prie M. Jamal. Jamal Assaidi : Le Maroc a fait suffisamment de concessions et nous ne voyons aucune concession de la part du Polisario. Sa position demeure aussi rigide. Il n’a pas fait un seul pas en avant. Je trouve que la direction du Polisario regarde les choses avec la logique du « soit tout blanc, soit tout noir ». Ils ne croient absolument pas au compromis. Le Maroc revendiquait l’intégration complète et aujourd’hui il a accepté l’autonomie élargie comme c’est le cas en Espagne et dans d’autres pays européens. Une question à l’honorable invité : Dans le cas où les négociations échouent est ce que le Maroc va attribuer l’autonomie aux citoyens même si le Front Polisario n’est pas d’accord ? Le Présentateur : Merci M.Jamal. M. Khalihenna vous avez entendu les questions se rapportant à l’identification quelle est votre appréciation de cette question et où en êtes vous ? Khlihenna Ould Errachid : La question de l’identification et du referendum sur la base de l’identification des électeurs n’est rien d’autre qu’une zizanie. Celui qui réclame l’identification réclame en fait une dissension permanente entre les tribus, une dissension entre les branches des tribus et les états. Car comme la dame qui m’a posé la question le sait, les sahraoui ne se trouvent pas uniquement au Maroc, ils se trouvent également en Algérie. Ils sont algériens et disposent de la nationalité algérienne mais ils appartiennent à nos tribus ; Ils font partie des nôtres, ce sont des cousins et des parents à nous. Et c’est aussi le cas en Mauritanie et au Nord du Mali. L’identification dans une région dont les frontières ont été dessinées par le colonisateur revient à vouloir semer une zizanie qui n’en finit plus. Le continent africain, cher Monsieur, est un exemple vivant de dissension permanente entre les tribus. Où que vous regardiez en Afrique vous allez trouvez que les désaccords ne sont plus d’ordre idéologique mais d’ordre tribal. Partout en Afrique, au Nord, au Sud au Centre, partout les différends sont des différends tribaux. Aussi faut il veiller à éviter cela. Le referendum est inapplicable techniquement, il est inapplicable politiquement, comme il est inapplicable légalement. Il est temps de passer à des solutions réalistes pouvant être appliquée sur le terrain. Ce qu’il faut c’est que ces solutions soient satisfaisantes pour toutes les parties, satisfaisantes pour les sahraouis d’une part, ne représentent ils pas le fond du conflit en effet ? Nous croyons que le projet présenté par le Maroc, le statut d’autonomie, satisfait assez les sahraouis. C’est au Polisario de négocier pour améliorer ce projet. C’est la responsabilité du Front du Polisario. Il est satisfaisant pour l’Algérie car il l’a dégage de ses responsabilités historiques comme elle le réclame elle-même. C’est également ce que la communauté internationale souhaite et c’est dans ce sens qu’elle a demandé par le biais de la résolution 1754 à toutes les parties impliquées d’arriver à la solution politique recherchée. Le Présentateur : M. Boujmaa vous accuse d’avoir trahi la cause et dit avoir une théorie à ce sujet et que vous ne lui avez pas permis de l’exposer, je ne sais pas si il vous a rencontré ? Khlihenna Ould Errachid : Non, ce qu’il a dit c’est que j’ai trahi la proposition qu’il a faite. Je ne me rappelle pas cette proposition. Peut être lors d’une prochaine visite à Goulmim je vais lui demander d’examiner avec moi cette proposition. Le Présentateur : La dernière question est elle aussi posée du Maroc, dans le cas où les négociations échouent est ce que le Maroc va attribuer l’autonomie aux sahraouis ? Khlihenna Ould Errachid : Attendez, Voyez vous nous nous engageons dans ces négociations sur la base de la bonne foi, nous ne prévoyons pas leur échec et nous ne souhaitons pas cet échec. On ne peut pas juger à l’avance l’expérience que nous avons vécu lors des deux rounds. Le Front Polisario a encore besoin d’un certain temps pour mettre de l’ordre globalement dans ses affaires notamment la nécessité pour le Polisario d’étudier et d’examiner avec attention les 32 ans de tentatives qui n’ont aboutit à rien, la nécessité pour le Polisario de réfléchir attentivement au fait qu’il n’ y absolument aucune raison pour que nos frères demeurent dans les camps de Tindouf, sur la nécessité pour le Polisario de se rendre compte qu’il s’agit là d’une occasion historique en or qu’il faut saisir pour arriver à une solution honorable pour tous. L’autonomie ne constitue aucunement une humiliation pour le Polisario. Elle n’humilie en rien les dirigeants du Polisario, ni l’Algérie. Bien au contraire il s’agit tout naturellement d’une solution honorable. C’est une loi de la nature, dans la vie personne ne peut obtenir, que ce soit dans la vie publique, dans la vie privée et encore moins en politique, et où que ce soit, la satisfaction totale à cent pour cent de tous ses revendications. C’est pour cela que nous sommes convaincus que l’autonomie constitue une grande avancée pour arriver à une solution au problème du Sahara. Le Présentateur : Ould Errachid, pour mieux expliquer les négociations aux téléspectateurs, permettez qu’on revienne aux négociations. L’Algérie et la Mauritanie étaient présentes en tant qu’observateurs. Comment cette présence algérienne et mauritanienne s’est elle manifestée ? Aviez vous, vous la partie marocaine remarqué que la partie sahraoui se concertait pendant les négociations ? Quelle était la nature de la présence de la partie mauritanienne et de la partie marocaine à ce propos ? Khlihenna Ould Errachid : Une présence. Notamment pour l’Algérie plus concernée que la Mauritanie car elle héberge le Polisario. Parlons franchement, le Polisario se trouve sur le territoire algérien et a des liens étroits avec l’Algérie et l’Algérie défend la thèse du Polisario. Donc l’Algérie est plus impliquée que la Mauritanie à ce sujet. Le Présentateur : Avez-vous remarqué une intervention et une pression de la délégation algérienne en tant que membre observateur sur la partie sahraoui en tant que négociateur ? Khalihenna Ould Errachid : Non, mais permettez que je précise ce point car il est très important : L’Algérie voulait ces négociations et disait qu’elle n’était pas directement concernée par le conflit du Sahara, mais qu’elle est concernée en tant que pays voisin et pays qui héberge les camps du Front Polisario, etc. Elle a donc obtenu ce qu’elle voulait, à savoir une négociation directe entre le Maroc et le Polisario face à face et qu’ils puissent discuter de la fin du conflit et de la solution au problème. L’Algérie a donc réalisé ce qu’elle visait. Mais les Nations Unies et la communauté internationale demandent à l’Algérie de faire pression sur ses alliés du Polisario pour qu’ils fassent preuve de plus de réalisme dans leurs revendications et qu’ils arrivent à un accord acceptable avec le Royaume du Maroc en ce qui concerne le statut d’autonomie. Nous n’avons encore pas vu lors de deux rounds ce degré d’implication positive de la part de l’Algérie, et nous espérons le voir lors du prochain round. Round dont ni le lieu ni la date ne sont fixés. Le Polisario a déclaré que le prochain round aura lieu en Europe mais cela n’est pas vrai. Les parties vont discuter ultérieurement le lieu et la date de ce prochain round. Le présentateur : Le Ministre de l’intérieur marocain a déclaré que le choix du lieu est lié à l’agenda. Nous reviendrons à d’autres questions mais permettez moi de prendre d’autres appels. Khadija du Maroc, bonsoir Khadija. Khadija : Bonsoir Le Présentateur : Allez y madame. Khadija : Assalumu Alaykum wa Rahmatu Allah Le Présentateur: Assalamu Alaykum, je vous prie, allez y. Khadija : Je salue l’honorable invité M. Khalihenna Ould Errachid. Je voudrai lui dire qu’il nous fait honneur car il parle d’une position qui fait l’unanimité auprès des jeunes sahraouis à savoir l’autonomie. Car nous les jeunes nous trouvons que l’autonomie constitue la seule solution viable dans le cadre de l’opposition entre l’Algérie et le Maroc sur la question du Sahara. Nous espérons que M. Khalihenna puisse nous expliquer les différentes intégrations des jeunes dans le cadre de cette autonomie. Le Présentateur : Merci Mme Khadija, Ould Al Arabi d’Espagne, bonsoir Ould Al Arbi : Merci beaucoup (voix inaudible) Le Présentateur : Merci, nous sommes désolés la voix est inaudible à la source. Le Présentateur : A propos de la question posée par Khadija, nous nous demandons ce que les jeunes vont tirer de l’autonomie si les deux parties se mettent d’accord en termes de chômage, des emplois, etc. en termes des aspirations de ces jeunes. Khalihenna Ould Errachid : C’est une question pertinente, car d’abord et cela est clair, la région a connu une grande évolution ces trente dernières années. Bien entendu avec le statut de l’autonomie les choses vont changer, notamment sur le plan économique, politique, social et culturel particulièrement pour les jeunes. Le Corcas a tenu en mai dernier une session dédiée à des questions et problèmes qui concernent ces jeunes. S’agissant de l’autonomie, c’est une question qui intéresse tous les jeunes sahraouis dans les camps et les lieux d’émigration, car l’autonomie va transformer les caractéristiques politiques, économiques, et culturelles du Sahara et hissera les sahraouis aux premières places des nations composant nos pays en tant que province et région développée. Les espoirs sont grands qu’aucune partie des sahraouis ne pense à faire capoter ce projet historique auquel tous les sahraouis doivent adhérer. A cette occasion je dis qu’aucune partie, quelle qu’elle soit, le Front Polisario ou toute autre partie qui pour des raisons particulières refusent cette solution, ne doit faire échouer ce projet. Ce projet est le projet de la nation marocaine, le projet d’un roi, le projet d’une région toute entière, une région qui a souffert des tourments et afflictions des années durant ; et plus particulièrement ceux qui sont injustement détenus dans les camps. Il n’existe aucune raison, ni politique ni stratégique, ni de négociation qui justifie la présence de nos frères et nos sœurs et nos enfants dans les camps, subissant des conditions inhumaines et c’est pour cela qu’ils doivent retourner chez eux. Le Présentateur : M. Khalihenna Ould Errachid, il reste deux minutes avant la fin de cette émission et je voudrai les saisir pour vous poser une question que beaucoup de personnes posent : Pensez vous que les Nations Unies vont continuer à placer sous leurs auspices ces négociations entre le Maroc et le Polisario ? Khalihenna Ould Errachid: Certainement. C’est un processus long. Les négociations en sont la voie. Toutes les parties sont appelées à négocier et toues les parties ont exprimées leur souhait d’engager des négociations. Mais des négociations qui aboutissent sont des négociations qui visent l’aboutissement à une solution et non pas des négociations ou des discussions entre gens qui ne s’entendent pas sur l’objectif. Nous allons continuer la négociation, nous voulons ces négociations. Le Front Polisario a exprimé le même souhait, de même que l’Algérie. Quant aux Nations Unies cela fait partie de ses responsabilités essentielles, l’ONU ne cherche t-elle pas à établir la paix et à résoudre les problèmes qui persistent dans le monde ? Mais la négociation doit aboutir à une solution, particulièrement dans notre région du Maghreb. Nous avons accusé beaucoup de retard dans la construction du Maghreb arabe par rapport à d’autres régions. Il n’y a plus de raisons, ni pour le Front Polisario, ni pour l’Algérie qui a trouvé ce qu’elle cherchait, ni pour les Nations Unies, pour retarder la décision d’instaurer la paix définitive en signant un accord consensuelles accepté par toutes les parties et qui complète l’autonomie. Ces parties pourront alors s’engager dans une autre bataille, celle du développement, des responsabilités essentielles pour apporter à leurs peuples le bonheur auquel ils aspirent. Le Présentateur : Merci beaucoup M. Khalihenna Ould Errachid, membre de la délégation qui négocie aux Etats Unies avec le Polisario. Merci à tous ceux qui ont participé à ce dialogue à travers les appels et communications. Merci à vous chers téléspectateurs pour votre fidélité. Au revoir
Khalihenna Ould Errachid : Comme vous le savez certainement, le problème du Sahara est un problème hérité du différend qui a existé par le passé entre le Maroc et l’Algérie. Il est également le résultat des séquelles de la guerre froide qui a sévi dans le monde arabe, le continent africain et le monde entier.
Wa Assalumu Alaykum.
L'Initiative marocaine d'autonomie du Sahara est une solution politique consensuelle qui tient compte des positions de toutes les parties, après l'échec évident des tentatives précédentes de règlement de ce conflit qui se sont avérées inapplicables, a affirmé M. Khalihenna Ould Errachid, Président du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS).





