02 juillet 2009
Discours de SM le Roi à la Nation -
Louange à Dieu
Paix et salut sur le Prophète,
Sa famille et Ses compagnons
Cher peuple,
Nos fidèles sujets, les habitants de nos chères provinces du Sud, C'est pour Nous un motif de fierté, que de Nous réunir de nouveau, avec les fils de ces contrées si précieuses de notre chère patrie.
Nous nous réjouissons de cette rencontre avec d'autant plus d'ardeur que Nous procédons aujourd'hui, dans la ville authentique de Laâyoune, à la nomination des membres du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes.
Par cet acte, Nous posons un jalon que Nous considérons essentiel pour ancrer la culture de la concertation et permettre ainsi à nos concitoyens d'apporter, par des propositions concrètes et pratiques, leur contribution pour ce qui concerne toutes les questions ayant trait à notre intégrité territoriale et au développement économique, social et culturel des provinces du Sud, si chères à Notre coeur.
Partant de l'expérience du Conseil, dans sa première configuration, Nous avons décidé d'imprimer la dynamique nécessaire à votre Conseil, dans sa nouvelle composition.
Par les compétences que Nous lui avons conférées et la place privilégiée que Nous lui avons réservée, il pourra contribuer, aux côtés des pouvoirs publics et des institutions élues, à défendre la marocanité du Sahara et se faire l'écho des aspirations légitimes de Nos chers citoyens.
Attaché à ce que le Conseil puisse se prévaloir de la crédibilité, de l'efficacité et de la représentativité nécessaires, Nous avons veillé à ce qu'il soit constitué de notables de tribus et d'élus, réputés pour leur patriotisme sincère et la pertinence de leur jugement.
Nous avons tenu également à ce que le Conseil soit ouvert sur les acteurs de la société civile et les forces vives de la nation, prêtes à produire et à s'investir, notamment parmi les femmes et les jeunes, que Nous entourons de Notre haute sollicitude.
Nous attendons du Conseil, dans toutes ses composantes, qu'il s'engage collectivement dans une action concertée et intégrée de nature à protéger les acquis réalisés par notre pays dans la consolidation de notre unité nationale et de notre intégrité territoriale.
Nous appelons, à cet égard, le gouvernement et toutes les autorités et les institutions concernées à apporter leur coopération à votre instance pour qu'elle puisse s'acquitter de façon optimale des missions qui lui sont dévolues.
Nous voulons que vous vous employiez à faire de votre Conseil une institution efficiente de développement dans les provinces du Sud, un organe efficace de mobilisation et d'encadrement des citoyens et une force de proposition exprimant le génie des valeureux enfants du Sahara.
De même, Nous vous exhortons à proposer toutes les initiatives aptes à garantir le retour et l'intégration de nos citoyens séquestrés dans les camps de Tindouf, dans leur patrie clémente et miséricordieuse, laquelle leur garantit la dignité et la liberté nécessaires pour contribuer à la poursuite de l'édification d'un Maroc fort de son unité et de sa démocratie.
Dans le même contexte, Nous vous appelons, eu égard aux vertus de patriotisme et de fidélité aux constantes et aux valeurs sacrées du Royaume, à être les meilleurs interprètes de vos frères pour exprimer leurs positions auprès des organisations et autres instances internationales, en vue de mettre en exergue la justesse de la cause de notre intégrité territoriale.
Il vous appartient également de mettre en relief les réalisations et les réformes accomplies par notre pays sur la voie du développement humain durable et du progrès démocratique.
Cher peuple, Notre première cause nationale a connu de nouveaux développements au niveau international depuis que s'est confirmée aux Nations Unies l'impossibilité d'appliquer le plan de règlement onusien, et qu'a émergé, en revanche, la nécessité d'une solution politique négociée et acceptée par toutes les parties.
Souscrivant à cette orientation qui bénéficie, d'ailleurs, de l'appui de la communauté internationale et de l'Organisation des Nations Unies, notre pays n'a cessé de manifester sa disposition à uvrer pour trouver une solution politique garantissant aux habitants de la région la possibilité de gérer leurs affaires régionales, dans le cadre de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale inaliénables de notre pays.
Cette solution constituerait un règlement juste du différend artificiel dans la région, et une contribution à l'édification d'un Maghreb arabe où règnent la coopération et la prospérité, et d'un espace régional où dominent la paix et la stabilité.
Cette démarche va également dans le sens des efforts que Nous déployons résolument, depuis Notre accession au Trône de Nos vénérés Ancêtres, pour instaurer une bonne gouvernance, fondée sur l'élargissement de l'espace de participation à la gestion des affaires locales, et l'émergence de nouvelles élites capables d'assumer des responsabilités, ainsi que pour mobiliser les moyens juridiques et les ressources matérielles nécessaires afin de concrétiser les objectifs précités, au service du citoyen, de sa dignité et de l'intérêt général.
Persévérant sur la voie que Nous avons choisie de concertation avec les forces vives de la nation et conformément à Notre volonté d'approfondir la pratique démocratique que Nous voulons irréversible, Nous avons annoncé, dans Notre discours à l'occasion du trentième anniversaire de la glorieuse Marche Verte, Notre décision de procéder à de larges consultations avec les partis politiques ainsi qu'avec les fils de la région concernés, portant sur la proposition que notre pays compte présenter au sujet de l'autonomie de nos provinces du Sud, comme solution définitive au conflit artificiel créé de toutes pièces autour de la marocanité de notre Sahara.
A cet égard, si d'importantes étapes ont été franchies dans les consultations avec les partis politiques, Nous appelons aujourd'hui Nos fidèles sujets, les fils des Provinces du Sud, à engager une réflexion sereine et approfondie, et voir comment ils conçoivent le projet d'autonomie dans le cadre de la souveraineté du Royaume, de son unité nationale et de son intégrité territoriale.
Nous sommes certain que cette double consultation démocratique, aux niveaux national et local, au sujet d'une question vitale pour le peuple marocain, intervenant dans un climat de mobilisation unanime, est de nature à conduire, à terme, à l'éclosion d'une conception nationale cohérente et réaliste d'une autonomie garantissant à tous les habitants du Sahara, la possibilité de gérer leurs affaires régionales, dans le cadre de la démocratie et de suprématie de la loi.
Soyez assurés que vous Nous trouverez, en tant que Premier Serviteur du Royaume, Garant de l'unité et de la souveraineté de la nation, particulièrement attentif à vos avis et suggestions, veillant à ce que toutes les conditions et tous les moyens soient réunis pour que vous puissiez vous acquitter au mieux de votre mission.
Nous implorons le Très-Haut de couronner vos efforts de succès et de vous guider sur la juste voie, au service des intérêts supérieurs de notre chère patrie.
Nous tenons, pour conclure, à saluer et exalter Nos Forces Armées, en l'occurrence l'Armée et la Gendarmerie Royales, ainsi que la Sûreté Nationale, les Forces Auxiliaires et l'ensemble des autorités locales, qui ont fait preuve de courage, de ténacité et de mobilisation constante sous le Commandement suprême de Notre Majesté, pour la défense de l'intégrité de la patrie, de sa sécurité et de sa stabilité.
Nous réaffirmons, à cet égard, que Nous ne cèderons pas un seul pouce, ni un grain de sable, de notre cher Sahara. Telle est la plus belle expression de notre fidélité au pacte de l'allégeance mutuelle entre le Trône et le peuple, et au Serment éternel de la glorieuse Marche Verte.
Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wa barakatouh".
Discours royal au parlement : le Sahara, première priorité de l’action du futur gouvernement
Dans le discours prononcé, vendredi, à l’ouverture de la huitième législature, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a appelé à faire de la cause de l’intégrité territoriale du Royaume, que SM a qualifié de "cause vitale", le premier des "trois volets fondamentaux" de l’action gouvernementale et parlementaire, les deux autres axes, étant "des attributs d’un Etat fort et des priorités pressantes".
"La préservation de l'unanimité autour de notre intégrité territoriale constitue, en effet, la première des causes vitales de la Patrie et de la Nation" a rappelé SM. Le Roi. C’est pour cela qu’il est nécessaire de "poursuivre les efforts pour mobiliser davantage de soutien en faveur de l’initiative audacieuse et crédible que nous avons lancée au sujet de l’autonomie, dans l’espoir de parvenir à un règlement international définitif du contentieux artificiel suscité au sujet de la marocanité de notre Sahara", affirme SM. Le Roi. Concernant le deuxième volet, le Souverain a indiqué qu'il s'agit de "la primauté de la loi, la préservation de l'identité nationale authentique, mais ouverte sur son époque, ainsi que la consolidation de la sécurité et de la stabilité et la nécessité de se prémunir contre les velléités de radicalisme et l'extrémisme, et les risques de terrorisme". Pour ce qui est des priorités pressantes, SM le Roi a expliqué que ce troisième volet induit la nécessité de poursuivre les réformes, la consolidation des acquis politiques et des droits de l'Homme, des grands projets structurants, de l'administration territoriale, du tourisme et de l'habitat, ainsi que des équilibres macro-économiques, la productivité et la compétitivité, la modernisation des secteurs publics, l'incitation à l'initiative privée et l'encouragement qui doit être apporté à l'entreprise productive et au secteur privé. "Parallèlement à ces actions, il faudra donner une forte impulsion à certains secteurs d'activité, pour les rendre plus performants", a poursuivi le Souverain, soulignant qu'il importe, en premier lieu, ""de gagner le pari vital de la réforme, en profondeur, de l'éducation et de la formation, réforme dont dépend l'avenir des générations présentes et à venir". SM le Roi a appelé, à cet égard, le prochain gouvernement à "s'atteler sans tarder à la mise en place d'un plan d'urgence pour consolider ce qui a été réalisé, et procéder aux réajustements qui s'imposent, en veillant à une application optimale des dispositions de la Charte nationale d'éducation et de Formation". Il faut aussi, a dit SM le Roi, apporter des solutions courageuses et efficientes aux difficultés réelles qui pénalisent ce secteur vital et ce, en concertation et en coordination avec le Conseil Supérieur de l'Enseignement. "Parallèlement et afin de combattre la pauvreté, l'exclusion et la marginalisation, il faut poursuivre l'effort de mobilisation autour de Notre Initiative Nationale pour le Développement Humain", a précisé SM le Roi, estimant que la mise en oeuvre optimale de ces chantiers de développement passe nécessairement par la régionalisation avancée et la déconcentration administrative qui représentent l'épine dorsale d'un Etat moderne. Une telle entreprise ne peut être complète sans la réforme, la modernisation et la mise à niveau de la justice, dans l'objectif de consolider son indépendance, a encore dit le Souverain, plaidant pour l'élaboration d'une Charte nationale permettant d'introduire des changements profonds et exhaustif dans le domaine de la justice. Source : Corcas avec MAP
Le Souverain a également invité le prochain gouvernement à veiller à l'ancrage des règles de bonne gouvernance, à travers notamment la réforme administrative nécessaire et la mise à niveau et la modernisation de l'économie pour endiguer le chômage et créer de l'emploi.
SM le Roi : Le Maroc n'acceptera rien d'autre que l'autonomie
SM le Roi Mohammed VI a affirmé que le Maroc, son Roi et son peuple, n'accepteront rien d'autre que l'autonomie, pour le règlement de la question du Sahara, dans le cadre d'un Etat uni et unifié, soulignant que le Royaume tient pour irrecevables toute thèse truffée d'intrigues et toute orientation insidieuse, et visant à entamer la souveraineté du Maroc, son unité nationale et son intégrité territoriale, qui sont non négociables et indivisibles.

"Le Royaume est disposé à poursuivre les négociations approfondies, en restant ouvert sur toutes propositions constructives, et en s'attachant à favoriser les conditions de confiance nécessaires pour que ces négociations, engagées avec toutes les parties concernées, puissent aboutir à une résolution définitive de ce conflit artificiel ", a indiqué le Souverain dans un discours adressé, mardi soir, à la Nation à l'occasion du 32-ème anniversaire de la Marche verte. SM le Roi a assuré à cet égard, que le Maroc n'épargnera aucun effort pour assurer le succès de ces pourparlers. "Notre ambition est de parvenir à mettre en place une Union maghrébine opérante et efficiente. Notre voeu est que les potentialités de ses peuples soient mises au service de son essor, et que soient relevés, dans un esprit de concorde et de solidarité, et avec une volonté d'intégration, les véritables défis qui se posent en termes de développement et de sécurité, aux niveaux régional et international", a souligné le Souverain. Dans le même esprit, a rappelé SM le Roi, le Maroc, "se fondant sur une approche de concertation aux niveaux local et national, et s'appuyant sur une unanimité sans faille, s'est attaché à présenter une initiative courageuse en faveur de l'autonomie, initiative qui répond aux standards internationaux, respecte la légalité internationale et prend en considération les spécificités socioculturelles de la région". Le Souverain a ajouté que les efforts positifs déployés par le Maroc pour donner corps à ce projet, conjugués au vaste appui international recueilli par l'initiative constructive marocaine, ont donné lieu à une nouvelle approche onusienne, dans le traitement réservé à notre cause nationale fondamentale. Il s'agit, a dit SM le Roi, d'une démarche judicieuse qui écarte, de façon définitive, tous les plans stériles antérieurs et qui a permis l'adoption, à l'unanimité du Conseil de sécurité, de la Résolution 1754, qui a reconnu à la seule initiative marocaine, et à nulle autre, le caractère sérieux et crédible. Partant de la dynamique que cette initiative a enclenchée, et de l'accueil favorable qui lui a été réservé, le Conseil de sécurité a appelé les parties concernées à négocier pour parvenir à une solution politique, consensuelle et définitive, sous l'égide des Nations Unies, a rappelé SM le Roi, précisant que le Maroc s'est effectivement engagé dans ce processus, avec sérieux et bonne foi, dans les deux rounds de négociations de Manhasset. La démarche constructive du Royaume, a fait remarquer le Souverain, a été confortée par un appui fort de l'Assemblée Générale des Nations Unies, aussi bien que du Conseil de sécurité, à travers sa dernière Résolution 1783. SM le Roi a, d'autre part, rendu hommage à Ses fidèles sujets dans le Sahara marocain pour l'esprit de corps dont ils ont fait preuve conjointement avec les autorités, les forces de sécurité et militaires, pour préserver sa sécurité, sa stabilité et son intégrité et pour leur contribution au progrès et à l'essor de cette région, dans le cadre d'un Maroc sûr de son bon droit, toujours prêt à prendre les initiatives constructives pour le règlement du conflit factice suscité autour du Sahara marocain. Et de conclure : "Le Maroc s'astreint à cette démarche en vertu de son engagement envers l'Union Maghrébine, et par fidélité à l'esprit de bon voisinage et de fraternité qui doit régner entre les cinq Etats de l'Union. Il y adhère aussi en vertu de son attachement à la préservation de la stabilité de la région". Source : MAP
Sahara : SM le Roi réaffirme l'attachement du Maroc à sa politique de la main tendue
SM le Roi Mohammed VI a réaffirmé la ferme volonté du Maroc de poursuivre sa politique de la main tendue pour parvenir à une réconciliation totale avec les parties concernées par le conflit du Sahara.
"Nous réaffirmons la ferme volonté du Maroc de poursuivre sa politique de la main tendue, pour rapprocher les points de vue et aplanir les différends, consolider la confiance par le dialogue et parvenir à une réconciliation totale et globale avec toutes les parties concernées ", par le conflit du Sahara, a affirmé le Souverain dans un discours adressé mercredi à la Nation à l'occasion du 9-ème anniversaire de Son accession au Trône de Ses glorieux ancêtres. SM le Roi a assuré que le Maroc entend continuer de "prendre des initiatives en toute sincérité et d'être à l'écoute de toutes les bonnes volontés, pour rétablir des relations normales entre le Maroc et l'Algérie, et bâtir un partenariat constructif avec ce pays voisin et frère". "Ce voeu procède naturellement, a dit le Souverain, de Notre attachement fidèle aux liens de bon voisinage qui unissent nos deux peuples frères ". Le Maroc est disposé à "s'engager dans des négociations substantielles, de bonne foi et à tous les niveaux, afin de trouver une solution politique, consensuelle et définitive " au conflit, a poursuivi le Souverain, expliquant que la protection et la consolidation de l'intégrité territoriale du Royaume reste "la priorité des priorités pour nous". Le Souverain a tenu à saluer les efforts soutenus déployés hardiment par la diplomatie marocaine qui ont débouché sur un développement positif et substantiel. "Il s'agit en l'occurrence de la reconnaissance par l'ONU du sérieux et de la crédibilité de notre Initiative courageuse d'autonomie, ainsi que du caractère irréaliste et illusoire du séparatisme. Parallèlement, Nous avons enregistré un soutien international croissant en faveur de la souveraineté du Royaume sur son Sahara". "Notre dessein est de répondre aux ambitions des jeunes générations qui souhaitent voir les ressources et les potentialités des peuples marocain et algérien frères, déployées et mises en œuvre pour relever les vrais défis du développement et de la complémentarité, au lieu de les engloutir dans les gouffres d'un conflit légué par un passé révolu". SM le Roi a estimé que "quelles qu'elles soient, les différences de points de vue dans ce conflit ne sauraient justifier la poursuite de la fermeture des frontières. Cette mesure unilatérale est vécue par les deux peuples comme une sanction collective incompatible avec leurs liens de fraternité historique, les exigences de leur avenir commun et les impératifs de l'intégration maghrébine". Le Souverain a tenu à affirmer le rejet, par le Maroc, "de toute tentative visant à imposer le fait accompli ou à porter atteinte à son intégrité territoriale", en rendant hommage aux Forces Armées Royales, à la Gendarmerie Royale, à la Sûreté Nationale, à l'Administration Territoriale, aux Forces Auxiliaires et à la Protection Civile, "qui sont mobilisées en permanence, sous Notre conduite et en parfaite symbiose avec le peuple marocain, pour préserver la sécurité, la stabilité et l'ordre public, et pour assurer la défense de l'intégrité territoriale et de l'unité nationale du Royaume". "Nous entendons poursuivre, parallèlement, l'effort colossal de développement qui a été engagé en faveur de nos citoyens vivant au Sahara marocain. Nous continuerons aussi à œuvrer pour créer les conditions d'un retour librement consenti de nos frères sahraouis expatriés, où qu'ils se trouvent, pour mettre un terme à leurs souffrances", a indiqué SM le Roi. "Nous tenons à les voir vivre en sécurité et dans la dignité, sous l'aile protectrice de leur patrie unifiée, et dans le cadre d'une Union maghrébine incarnant l'intégration des cinq Etats qui la constituent ", a dit le Souverain.
SM le Roi:Le Maroc pour une négociation sérieuse sur l'autonomie comme solution définitive au Sahara
SM le Roi Mohammed VI a réaffirmé jeudi "la disposition sans faille du Maroc à s'engager dans une négociation sérieuse autour de l'autonomie en tant que solution définitive au conflit" du Sahara, en soulignant que son initiative reste toujours sur la
table des négociations, sous l'égide des Nations Unies.
"Le Maroc réaffirme une disposition sans faille à s'engager dans une négociation sérieuse autour de l'autonomie en tant que solution définitive au conflit. Il considère, à cet égard, que son Initiative reste toujours sur la table des négociations, sous l'égide des Nations Unies. Il est également persuadé qu'à terme, la raison et l'esprit visionnaire l'emporteront sur les thèses anachroniques et les illusions héritées du passé", a souligné SM le Roi dans un discours adressé à la nation, à l'occasion du 33ème anniversaire de la glorieuse Marche Verte. "Quelles que soient les évolutions du traitement régional et international qui sera réservé à notre cause nationale, le Maroc continuera à compter sur lui-même, en s'attachant à ses droits légitimes et en faisant preuve d'une vigilance de tous les instants. Il entend rester totalement mobilisé et préserver l'unité de notre front intérieur, dans laquelle nous puisons notre force", a ajouté le Souverain. SM le Roi a rappelé que tous les Marocains se sont appropriés l'initiative d'autonomie, surtout les originaires de nos provinces sahariennes, ajoutant que le Maroc a veillé à ce que "les concertations concernant notre initiative soient élargies à la communauté internationale dont les encouragements et le soutien ont amené de nombreuses instances internationales et onusiennes à revoir leur position sur cette question". Le Souverain a cité parmi ces instances le Conseil de sécurité de l'ONU "qui a illustré son appui unanime" à l'Initiative de notre pays, à travers différentes résolutions (à), en saluant son sérieux et sa crédibilité, et en lui "conférant la prééminence, et écartant, de fait, toute autre proposition dépassée, perfide, irréaliste et dénuée de toute vision prospective". Ci-dessous le texte intégral du discours de SM le Roi: "Louange à Dieu, Paix et salut sur le Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons, Cher peuple, En commémorant aujourd'hui le 33ème anniversaire de la glorieuse Marche Verte, nous célébrons non seulement une épopée du Trône et du peuple, qui a été couronnée par le recouvrement de son Sahara par le Maroc, mais aussi un évènement considérable qui a marqué un tournant dans l'histoire contemporaine de notre pays, quand on songe à la nouvelle dynamique qu'il a imprimée au processus démocratique et à l'unanimité sans faille qu'il a suscitée autour des constantes nationales. Depuis que Nous est échue la charge de présider à tes destinées, Nous nous sommes attaché à conforter cette dynamique, inscrivant Notre action dans une démarche nouvelle, fondée sur une conviction collective profonde, à savoir que tous les Marocains sont dépositaires de la question du Sahara. Cette approche innovante s'appuie également sur la bonne gouvernance locale pour nos Provinces du Sud, et une large participation à la gestion de notre cause nationale. Elle a aussi pour vocation de faire du développement et de la solidarité l'essence même de cet esprit fédérateur et unitaire. De même, nous avons adopté, au plan International, une démarche qui a fait que le Maroc a été seul à répondre à l'appel adressé, dès la fin des années 90, par la communauté internationale à toutes les parties concernées, pour qu'elles prennent des initiatives permettant de sortir de l'impasse où s'étaient enlisées les différentes tentatives de règlement du conflit artificiel suscité autour de la marocanité du Sahara, et de rechercher une solution politique de compromis. Cette solution qui s'inscrit dans une troisième voie, écarte définitivement les propositions antérieures de règlement, après que la communauté internationale ait, pour des raisons objectives, acquis la conviction qu'elles sont aussi inappropriées qu'inapplicables. De ce fait, le Maroc a déployé des efforts bien reconnus, et que Nous avons couronnés par la proposition d'une initiative audacieuse d'autonomie. A cet effet, Nous avons tenu à ce que les différentes phases d'élaboration de cette proposition soient marquées du sceau de la démocratie participative. Ainsi, tous les partis politiques, les forces vives de la nation et les instances représentatives des Provinces du Sud y ont contribué. C'est une initiative que tous les Marocains se sont appropriée, surtout les originaires de nos provinces sahariennes, pour lesquels elle ouvre de vastes perspectives pour une réconciliation avec leurs frères qui regagnent la mère patrie, afin qu'ensemble, ils puissent prendre en charge la gestion de leurs propres affaires locales. Nous avons également veillé à ce que les concertations concernant notre initiative soient élargies à la communauté internationale dont les encouragements et le soutien ont amené de nombreuses instances internationales et onusiennes à revoir leur position sur cette question. Parmi ces instances figure, au premier chef, le Conseil de sécurité de l'ONU qui a illustré son appui unanime à l'Initiative de notre pays, à travers différentes résolutions, dont la dernière en date est la Résolution 1813, où le Conseil a salué le sérieux et la crédibilité de cette Initiative, lui conférant la prééminence, et écartant, de fait, toute autre proposition dépassée, perfide, irréaliste et dénuée de toute vision prospective. La dynamique engendrée par ce processus constructif a permis de constater que les efforts du Royaume rejoignent parfaitement ceux de la communauté internationale. Elle conforte aussi le souhait qui anime celle-ci de parvenir rapidement à une solution consensuelle, réaliste et applicable, à travers des négociations intensifiées et substantielles auxquelles participent toutes les parties concernées, avec sincérité et de bonne foi, dans le cadre de la Résolution 1813 et sous l'égide de l'Organisation des Nations Unies. En vue de trouver une issue à ce différend, le Maroc a donné la démonstration de sa volonté sincère de faire la part des choses entre le différend régional sur le Sahara et le développement souhaité des relations bilatérales avec l'Algérie. Malheureusement, à travers sa position officielle, ce pays cherche à entraver la dynamique vertueuse enclenchée par l'Initiative marocaine. En effet, il met tout en œuvre pour faire perdurer la situation actuelle, qui fait planer les périls de la balkanisation sur la région du Maghreb et du Sahel, et ce, à un moment où les mutations régionales et internationales exigent le regroupement pour pouvoir relever les défis majeurs qui se posent à cette région en matière de développement, et faire face aux dangers sécuritaires qui la guettent. De même, le refus obstiné de tous les efforts de normalisation consentis par le Maroc, ainsi que ceux déployés par des pays frères et amis, et par des puissances influentes sur la scène internationale, va à l'encontre de la logique de l'histoire et de la géographie, laquelle est incompatible avec la fermeture des frontières entre deux pays voisins et frères. A cet égard, l'attachement de notre pays à l'ouverture des frontières et à la normalisation des rapports doit être considéré comme l'expression d'une fidélité aux liens de fraternité et de bon voisinage. Il traduit, en outre, le souci de respecter les droits de l'homme à la libre circulation et à la liberté d'échanges. Il constitue, enfin, une réponse appropriée aux exigences de l'intégration maghrébine qui est inéluctable. En tout état de cause, le Royaume entend rester fidèle à son identité civilisationnelle et à l'esprit d'ouverture qui l'a toujours caractérisé, se prévalant dans sa démarche, de la crédibilité dont jouit le modèle marocain au sein de son environnement régional et au plan international. A cet égard, Nous tenons à dire combien Nous nous réjouissons de l'obtention par le Maroc - fait inédit dans notre région - du statut avancé, dans son partenariat avec l'Union Européenne. Ce statut privilégié, que Nous n'avons cessé d'appeler de nos vœux, et pour lequel nous avons œuvré assidûment depuis l'an 2000, traduit une reconnaissance de la pertinence de nos choix stratégiques et de l'efficacité de notre diplomatie. Il conforte également la crédibilité de nos réformes et les grandes réalisations que nous avons accomplies en matière de développement, et qui sont saluées et soutenues par les institutions monétaires et les instances économiques internationales. Par conséquent, il faut maintenir le cap et s'attacher sérieusement à faire fructifier, de façon optimale, les diverses opportunités et perspectives ouvertes par ce statut progressif qui comporte des mesures et des acquis concrets à moyen terme, tout en ouvrant de larges horizons pour l'avenir. Par la même occasion, Nous réaffirmons Notre volonté de renforcer et d'élargir nos multiples partenariats, au Nord, comme au Sud. Cher peuple, Quelles que soient les évolutions du traitement régional et international qui sera réservé à notre cause nationale, le Maroc continuera à compter sur lui-même, en s'attachant à ses droits légitimes et en faisant preuve d'une vigilance de tous les instants. Il entend rester totalement mobilisé et préserver l'unité de notre front intérieur, dans laquelle nous puisons notre force. Partant, le Maroc réaffirme une disposition sans faille à s'engager dans une négociation sérieuse autour de l'autonomie en tant que solution définitive au conflit. Il considère, à cet égard, que son Initiative reste toujours sur la table des négociations, sous l'égide des Nations Unies. Il est également persuadé qu'à terme, la raison et l'esprit visionnaire l'emporteront sur les thèses anachroniques et les illusions héritées du passé. En attendant, le Maroc ne restera pas les bras croisés, pas plus qu'il n'acceptera que son évolution démocratique et son développement soient subordonnés aux calculs et aux manœuvres d'autrui. Aussi avons-Nous décidé, avec l'aide de Dieu, d'amorcer une nouvelle phase dans le processus continu des réformes globales que Nous conduisons, en lançant la dynamique d'une régionalisation avancée et graduelle, englobant toutes les régions du Maroc, avec, à leur tête, la région du Sahara marocain. A cet égard, Nous réaffirmons la ferme volonté qui Nous anime de permettre à toutes les populations et aux fils de cette région de prendre en charge la gestion démocratique de leurs affaires locales, dans le cadre d'un Maroc unifié. Cela devrait se faire, soit par la mise en place d'une régionalisation élargie et appropriée, qui procède de notre propre volonté nationale, soit à travers l'autonomie proposée, une fois qu'elle aura fait l'objet d'un compromis politique, et que les Nations Unies l'auront adoptée comme solution définitive au conflit. Cher peuple, La régionalisation envisagée est une réforme structurelle de fond. Un effort collectif est, donc, nécessaire pour que ce projet soit mis au point et porté à maturité. C'est pourquoi J'ai jugé bon de t'entretenir de la feuille de route qui doit y présider, tant au niveau de ses finalités et de ses fondements qu'à celui des approches qui s'y rattachent. Notre ambition est grande de voir ce chantier prometteur favoriser l'ancrage de la bonne gouvernance locale, consolider la politique de proximité vis-à-vis du citoyen, et permettre de réaliser, au niveau régional, le développement socio-économique et culturel intégré escompté. Pour que ces objectifs puissent voir le jour, cette réforme doit reposer sur les principes d'unité, d'équilibre et de solidarité. Par unité, l'on entend l'unité de l'Etat, de la Nation et du territoire, en dehors de laquelle aucune régionalisation ne pourrait avoir lieu. Quant à l'idée d'équilibre, elle renvoie à la nécessité de déterminer les compétences exclusives de l'Etat et de doter, en même temps, les institutions régionales des prérogatives nécessaires pour leur permettre de s'acquitter pleinement des missions de développement qui leur sont dévolues, et ce, dans le respect des impératifs de rationalisation, d'harmonie et de complémentarité. Le principe de solidarité nationale demeure la clé de voûte de toute régionalisation avancée. De ce fait, le transfert de compétences vers une région implique nécessairement que celle-ci puisse disposer de ressources financières provenant de l'Etat et de fonds propres. En outre, la réussite de la régionalisation passe par l'adoption d'un découpage efficient propre à favoriser l'émergence de régions économiquement et géographiquement complémentaires et socialement et culturellement harmonieuses. A l'instar de ce que Nous faisons pour la gestion des questions majeures de la Nation, Nous avons décidé d'adopter une approche démocratique, inclusive et participative dans l'élaboration de ce projet. A cet effet, Nous entendons, avec l'aide de Dieu, mettre sur pied une commission consultative pluridisciplinaire, composée de personnalités reconnues pour leur compétence, leur vaste expérience et leur hauteur de vue. Nous lui confierons le soin de proposer - après l'avoir soumise à Notre Judicieuse Appréciation- une conception générale de la régionalisation, en gardant à l'esprit toutes les dimensions y afférentes, ainsi que le rôle qui revient aux institutions constitutionnelles compétentes dans sa mise en œuvre. Nous sommes particulièrement attaché à ce que la conception générale de ce grand projet donne lieu à un débat national aussi large que constructif, auquel prendront part toutes les institutions et les autorités compétentes, ainsi que les instances représentatives et partisanes, et les structures académiques et associatives qualifiées. Quoique nous fassions pour la faire avancer, la régionalisation restera fort limitée si elle ne s'accompagne pas de la consolidation du processus de déconcentration. Aussi faut-il donner une forte impulsion à l'action de l'Etat, au niveau territorial, surtout en ce qui concerne la réorganisation de l'administration locale, et la nécessité de lui conférer plus de cohérence et d'efficacité, ainsi que l'impératif de renforcer l'encadrement de proximité. A cet égard, Nous donnons Nos Directives au Gouvernement pour qu'il Nous soumette des propositions concernant la création de nouvelles préfectures et provinces, et ce, en tenant compte des impératifs de la bonne gouvernance territoriale, des spécificités et des potentialités propres à certaines régions, ainsi que des besoins de leurs populations respectives en matière de développement. Nous engageons, également, le gouvernement à préparer une charte nationale de la déconcentration, avec pour objectif de mettre en place un système efficace d'administration déconcentrée, qui marque une rupture effective avec la pratique d'un centralisme figé , un système basé sur une approche territoriale, ainsi que sur le transfert de compétences relevant du pouvoir central vers les services externes, structurés en pôles techniques régionaux. Cette charte doit aussi prévoir les mécanismes juridiques appropriés pour une gouvernance territoriale conférant aux walis et aux gouverneurs les prérogatives nécessaires à l'exercice de leur mission, notamment pour ce qui est de veiller à l'exercice efficient des compétences relevant des organes de l'Etat, ainsi qu'à la cohérence des actions menées par l'ensemble des intervenants au niveau territorial, tant provincial que régional. Nous exhortons tout le monde à faire preuve de patriotisme et de civisme en vue de relever le défi majeur qui consiste à faire émerger un modèle marocain original en matière de régionalisation. Parce que celle-ci incarne l'évolution démocratique et le niveau de développement atteint par notre pays, Nous voulons qu'elle soit un moyen pour ancrer la pratique de la bonne gouvernance et assurer une mise à niveau en vue d'une réforme institutionnelle profonde. C'est là le témoignage le plus éloquent de fidélité à la mémoire de Notre Vénéré Père, feu Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu ait Son âme, Artisan de la Marche Verte et Bâtisseur de l'Etat marocain moderne, dont il Nous incombe de préserver la souveraineté et l'unité et d'assurer la rénovation, tout en oeuvrant pour le progrès et le développement du pays. "Le secours ne me vient que de Dieu. Je me confie à Lui et je reviens repentant vers Lui". Véridique est la Parole de Dieu.
01 juillet 2009
Le Président du Corcas M. Ould Errachid :l'autonomie, une solution politique qui tient compte des positions de toutes les partie
M. Ould Errachid : l'autonomie, une solution politique qui tient compte des positions de toutes les parties
M. Ould Errachid, qui était mardi soir l'invité de la chaîne satellitaire "Al Jazeera Moubacher", a souligné que cette initiative offre des solutions réalistes et réalisables qui "satisfont tant les Sahraouis, y compris le +polisario+ qui fait partie des populations sahraouies, que l'Algérie, eu égard à son implication historique et à la responsabilité qui lui incombe dans cette affaire". Elle s'inscrit également, a-t-il poursuivi, "en harmonie avec la volonté de la communauté internationale de parvenir à une solution politique mutuellement acceptable par toutes les parties conformément à la résolution onusienne 1754". Il a fait observer que le Maroc, convaincu que chaque partie doit renoncer à certaines de ses revendications pour sortir de l'impasse, a fait de "grandes concessions en optant pour l'initiative d'autonomie". Le président du Corcas a noté que l'initiative d'autonomie introduira des changements énormes dans le vécu des sahraouis, auxquels elle accordera plusieurs prérogatives pour gérer eux-mêmes leurs affaires (gouvernement, parlement,...). Il a, par ailleurs, relevé que "la question du Sahara ne constitue nullement une affaire de décolonisation mais plutôt un problème politique qui nécessite la conjugaison des efforts de toutes les parties concernées pour parvenir à une solution définitive", précisant qu'il n'existe aucun document au niveau des Nations Unies, ni de celui de la Ligue Arabe, de l'Organisation de la Conférence islamique ou de l'Union européenne qui indique qu'il s'agit d'une question de décolonisation. La décolonisation du Sahara était d'actualité entre le Maroc et l'Espagne avant même la création du front "polisario", étant donné que le Royaume fut l'un des pays africains soumis à une double colonisation, française et espagnole, a-t-il expliqué, rappelant que l'Espagne occupait plusieurs villes du Nord et du Sud du Maroc et que la récupération de ces zones, dont celles du Sahara, avaient eu lieu sur différentes étapes. Ci-joint le texte intégral de l’Entretien accordé par M. Khalihenna Ould Errachid, Président du Corcas à l’émission « Hiwar Mubachir » diffusée, en direct par Al Jazeera : Le Présentateur de l’émission : Vous êtes originaire du Sahara, vous avez rejoint le Maroc et vous rencontrez les membres du Front du Polisario, qu’en est il du volet psychologique, comment vous êtes vous retrouvé, comment avez-vous entamé le dialogue et comment ce dialogue s’est il terminé ? Khalihenna Ould Errachid : Le volet psychologique dans ces négociations fait partie du problème. Je peux, à ce propos avancer, sans crainte de me tromper, que de nombreuses barrières psychologiques séparant les parties persistent encore pour que l’on puisse procéder à des négociations fondées sur la bonne foi et sur la ferme volonté d’arriver à une solution définitive à ce problème qui a duré plus de trente ans. Les négociations qui se sont déroulées dès juin dernier lors du round 1 et du round 2 continuaient de reposer sur les séquelles du passé en ce qui concerne l’aspect psychologique, les relations humaines ainsi que la vision qui devraient prévaloir dans ces rounds de négociations pour pouvoir parler d’une réconciliation réelle. Le Présentateur : Le ministre de l’intérieur a comparé les négociations en cours à une série que l’on construit épisode après épisode. Une question, qui en est le réalisateur ? Qui sont les protagonistes ? Et quelle en sera la fin ? Ce problème est le legs de la guerre froide, mais il y a certainement d’autres raisons liées à la politique interne du Maroc, aux suites des vieux différends depuis l’indépendance en 56 et la réconciliation à l’intérieur. C’est sans doute là des éléments qui ont eu un impact sur le déclenchement du problème, mais qui n’en constituent pas le substrat. En effet c’est un problème qui a été attisé pour des raisons qui n’ont rien à voir avec l’origine. Il convient cependant de souligner que cette question dont nous négocions la solution a fait l’objet par le passé de plusieurs tentatives. Le Maroc et l’Algérie ont essayé depuis la fin des années soixante dix de se dépêtrer de ce problème qui a empoisonné les relations fraternelles entre les deux pays et qui a instaurer la suspicion dans notre région arabe. Vous savez que les efforts diplomatiques se sont poursuivis depuis l’indépendance du Maroc pour libérer le Sahara, la récupérer ainsi que toutes les terres marocaines sous occupation espagnoles. Le Présentateur : Si vous permettez nous reviendrons à ces détails historiques par la suite et nous nous familiariserons avec, à l’occasion, mais revenons au sujet de l’Algérie. Vous avez dit dans l’une de vos déclarations à la presse que l’Algérie n’est pas partie au conflit et que le problème du Sahara est un problème marocain qui a pris une ampleur internationale. Par ailleurs vous dites également que la position de l’Algérie va s’améliorer avec le temps. Ne trouvez vous pas qu’il y a une contradiction quant à la relation de l’Algérie dans vos déclarations ? Khalihenna Ould Errachid : Non. Je ne veux pas revenir sur le passé pour le plaisir du passé. Je voudrai relater des parties du passé pour en arriver à la réalité que nous vivons aujourd’hui qu’il s’agisse de la position de l’Algérie ou de la position du Front du Polisario. L’Algérie a toujours essayé de se réconcilier avec le Maroc et à dépasser ce problème dans toutes les phases de ce conflit. Vous savez que lors du sommet arabe de1974 qui s’est tenu à Rabat et qui a connu la participation de tous les rois et chefs d’états arabes, Feu le président Houari Boumediene a déclaré, et cela figure dans les documents de la Ligue Arabe, qu’il ne voyait aucun inconvénient à soutenir l’accord signé alors entre le Maroc et la Mauritanie pour liquider la présence du colonialisme au Sahara. Plus encore, je reviendrai à votre question sur la position de l’Algérie, lorsque les hostilité militaires se sont déclenchées il y a eu des médiations et des contactes entre Feu le roi Hassan II et Feu le Président Boumediene fin 1977. Ils devaient se voir à Bruxelles en 1978 mais Boumediene est décédé entre temps. Puis lorsque le Président Chadli Ben Jdid est arrivé au pouvoir en Algérie le Roi Hassan II et Le Président Chadli se sont rencontré en 1983 sur la frontière maroco-algérienne et ont convenu d’adopter une approche saine pour résoudre le problème. Mais malheureusement ces tentatives ont échoué pour des raisons internes à l’Algérie. Le Présentateur : Nous y reviendrons, nous reviendrons à ces détails si vous le permettez, nous avons des appels. Khalihenna Ould Errachid : Si vous permettez ce sont des détails importants pour comprendre… Présentateur : Vous aurez le temps Khalihenna Ould Errachid : importants… Présentateur : Excusez moi je vous redonnerai la parole, je voudrai prendre quelques appels, Oum Kili d’Espagne Oum Kili : Assalamu Alaykum Présentateur : Wa alaykum Assalam Oum Kili : Nous remercions Al Jazeera, et nous remercions ceux qui travaillent à Al jazeera. Présentateur : de rien Oum Kili : Pour l’intérêt qu’ils accordent à faire la vérité sur la société arabe et dans les sociétés arabes. Ils expriment ces vérités que l’on cache comme on cache le soleil avec le tamis. Je voudrai demander à Khalihenna Ould Errachid s’il est satisfait de remplacer le colonialisme espagnol par le colonialisme marocain et de lutter pour cela. C’est une honte, comment peut il se prétendre sahraoui alors même qu’il aime le Maroc et son intérêt est avec le Maroc. S’il préfère les marocains qu’il demeure au Maroc avec le roi du Maroc et qu’il nous laisse nous les sahraouis nous avons lutté plus de 35 ans, nous avons perdu des frères, des enfants, des cousins, nombreux parmi nous ont été blessés et sont cloués sur des chaises à cause du colonialisme marocain. Comment peut il se montrer et défendre ses intérêt auprès du Maroc habiter le Maroc et devenir ami du Maroc, c’est une honte, une infamie que l’histoire ne lui pardonnera pas, un sahraoui qui défend l’envahisseur qui tue, comme l’exemple de cette femme sahraoui qui a perdu la vue il y a deux ou trois semaine sous la torture des policiers marocains, C’est honteux , et s’est indigne. Il aurait mieux fait lui le sahraoui d’aimer sa patrie et d’avoir ses intérêts à cœur. Présentateur : Merci Oum Kili l’idée est claire, merci beaucoup à vous. Mohamed Addarham du Maroc., bon soir Mohamed Addarham : Bonsoir Présentateur : Bien venue à cette émission Mohamed Addarham : comment allez vous Présentateur : bien merci, allez y Mohamed Addarham : Non je veux juste écouter, je ne fais qu’écouter. Présentateur : Merci pour votre appel. Nous restons au Maroc, Ahmed Ibrahim bonsoir. Ahmed Ibrahim : Bonsoir Présentateur : Bienvenue, la parole est à vous allez y. Ahmed Ibrahim : Est-ce que vous m’entendez ? Présentateur : Très bien. Ahmed Ibrahim : Je voudrai tout d’abord remercier l’animateur de cette émission et remercier la chaîne Al Jazeera, tribune de tous les arabes, pour cette occasion qui nous est offerte. Je voudrai à travers vous, remercier notre honorable professeur, qui nous montre le chemin, et qui est notre espoir et celui qui porte notre flambeau, M Khalihenna Ould Errachid. Mon intervention est très courte. La proposition d’un statut d’autonomie est la solution pour sortir de l’impasse et résoudre le problème du Sahara. L’unanimité internationale qui a salué cette initiative marocaine n’est elle pas une bénédiction de la proposition du Maroc pour mettre fin à ce problème qui a entravé la construction du Maghreb ? Nous espérons de tout cœur que les deux parties parviennent à un accord quant à une solution qui puisse satisfaire tout le monde, dans l’esprit de « ni vainqueur ni vaincu ». Merci beaucoup. Le Présentateur : Merci à vous. Abdel Wahab Belfquih du Maroc, Bonsoir Abdel Wahab Belfquih : Bonsoir Le Présentateur : Bienvenue, allez y. Abdel Wahab Belfquih : Merci. Je voudrai parler de la région et de ceux qui veulent donner une autre image de la gestion sécuritaire de la région du Sahara. Tous cela n’est que mensonge. Je n’ai pas eu l’occasion de contacter hier M. Al Mahfoud Al Beiba pour débattre avec lui de plusieurs questions. Mais ça ne fait rien du moment que j’ai la possibilité maintenant de clarifier certaines choses. Les personnes qui parlent des questions de sécurité et qu’il y a un durcissement de la sécurité voire des dérapages. Al Jazeera grâce à Dieu a un bureau au Maroc et a les moyens de vérifier la gestion de la sécurité au Sahara et s’assurer qu’il n’y aucune violation. Les sahraouis jouissent de tous leurs droits en témoigne la présence au sein du Corcas de la crème des tribus sahraoui ainsi que les défenseurs du droits de l’homme, des syndicalistes. Pour preuve la présence de M. Khalihenna Ould Errachid à la tête du Corcas, lui qui a une très large expérience…. Le Présentateur : Merci beaucoup, nous avons compris l’idée. Je me retourne vers vous vous cher invité. L’intervenante d’Espagne s’est interrogée sur un colonialisme après un autre. Vous étiez vous-même en Espagne et vous avez constitué un parti où vous avez appelé au séparatisme puis vous êtes retourné au Maroc et vous avez rencontré le Roi, qu’avez-vous à répondre à cette dame. Khalihenna Ould Errachid : Tout d’abord je souhaiterai que vous m’accordiez le temps de clarifier les choses. Le présentateur : Allez y je vous prie. Khalihenna Ould Errachid : Etant donné que vous ne m’avez pas laissé le loisir de compléter mon idée, les spectateurs risque de ne voir ni queue ni tête à ce programme. Je vais répondre à ce que la dame a dit, mais permettez que je revienne à ce que je disais avant en ce qui concerne votre question relative à la l’Algérie. Lorsque j’ai dit que les tentatives entre la Maroc et l’Algérie pour trouver une solution à ce problème existaient de tout temps et j’ai parlé de la rencontre entre feu le roi Hassan II et feu le président Chadli en 83 qui a commencé à donner des fruits pour aboutir à une solution. Puis ce fut la proposition algérienne qui a été présentée par l’ancien ministre des affaires étrangère Docteur Ibrahimi en 85 au roi Hassan II et qui offrait une autonomie au Sahraouis. Mais cette proposition n’a pas abouti car elle ne prenait pas en comptes les fondamentaux marocains relatifs à la souveraineté. On peut également rappeler la médiation de feu le roi Fahd Ben Abdel Aziz en 87 dont le résultat fut la visite de Hassan II en 88 à Alger et la conclusion d’un accord qui stipule de laisser de côté l’affaire du Sahara et de construire le Grand Maghreb, chose qui fut concrétisée en février 89 à Marrakech. Les tentatives à l’initiative du Maroc ou de l’Algérie pour trouver une solution se sont poursuivies et ne se sont pas interrompues même lorsque les relations étaient au plus bas. De même que Le Présentateur : Bien entendu M. Khalihenna Khalihenna Ould Errachid : permettez Le Présentateur : J’aimerai continuer le dialogue, si non nous risquons de nous égarer dans les arcanes de l’histoire. Khalihenna Ould Errachid: Bien Le Présentateur : Je voudrai que vous répondiez aux téléspectateurs et je ne veux pas vous interroger, par exemple, sur le désaccord entre l’Algérie et le Maroc, l’Algérie mettant sur le tapis l’approche de la liquidation du colonialisme et le Maroc celle de la légalité et du droit. Khalihenna Ould Errachid : Non vous m’avez posé la question. Le Présentateur : Répondez je vous prie aux questions. Khalihenna Ould Errachid : Permettez, laissez moi Présentateur : allez y je vous prie Khalihenna Ould Errachid : Laissez moi l’occasion de répondre pour que je puisse exposer clairement mes idées. Si vous m’interrompiez à chaque fois et que vous me dérangiez le spectateur ne pourra pas comprendre et le dialogue ne pourra pas se déroulé dans de bonnes conditions. Le Présentateur : Allez y Khalihenna Ould Errachid : vous m’avez posé la question sur l’Algérie. J’ai dit que le processus ne s’était pas achevé. Lorsque le Président Boudiaf est arrivé au pouvoir il voulait également une solution définitive à la question du Sahara. Donc les tentatives ne se sont jamais arrêtées entre nous et les algériens pour trouver une solution à ce problème qui directement ou indirectement est présent. C’est un problème interne sur lequel des facteurs extérieurs sont venu se greffer tel le différend maroco-algérien sur les frontières, la guerre froide, la dissension à l’intérieur de l’Afrique. Ce sont tous ces facteurs qui ont donné au problème une autre dimension que sa dimension naturelle. Donc il y a eu des tentatives de la part de l’Algérie, et de la part du Maroc et des tentatives avec le Polisario. Ils ont rencontrées à deux reprises, en 88, Hassan II Dieu ait son âme, Le prince Héritier Mohamed VI en 96, mais malheureusement ils n’ont pas réussi à saisir l’occasion en or qui s’était présentée alors en terme des relations qui existaient alors entre le Maroc et l’Algérie … Le Présentateur : L’Union du Maghreb Arabe Khalihenna Ould Errachid : Durant le processus de l’Union du Maghreb Arabe. Alors même que nous sommes, aujourd’hui, impliqués dans ce nouveau processus nous souhaitons bien entendu revenir sur le passé, que cette nouvelle tentative n’échoue pas comme les précédentes et qu’elle soit une initiative heureuse et couronnée de succès pour le bien de tous. Nous souhaitons laisser de côté tout ce qui était difficile à résoudre par le passé à savoir l’atteinte aux fondamentaux sacrés, les approches erronées et les points de départs erronés. Si nous réussissons à mettre cela de côté nous arriverons certainement à la solution espérée, celle là même que nous négocions et que le Maroc a eu le grand mérite d’initier. Le Présentateur : Revenons. Khalihenna Ould Errachid : Revenons à la question de la dame, vous aimez cette dame- Je lui répond donc. Cette dame a en vérité, les idées très confuses. Elle se demande comment moi un sahraoui je défend le Maroc. Je défend le Maroc parce que je défend le droit, je défend l’histoire, je défend les lien du sang, de la parenté, les liens historiques qui n’ont cessé de lier les populations sahraouis au Maroc à travers l’histoire. Bien plus les sahraoui à travers les Al Moravides ont gouverné le Maroc un siècle durant, et les sahraoui ont joué des rôles différents à différentes époques Le présentateur : vous Khalihenna Ould Errachid : Moi je refuse qu’elle dise que le Sahara est sous occupation marocaine. Moi j’ai vécu sous le colonialisme espagnole et elle n’a aucune idée sur ce qu’est le colonialisme. La question du Sahara, et il s’agit bien là d’une des duperies qui ont générés beaucoup de malentendu entre le Maroc et l’Algérie et qui pousse le Front du¨Polisario à de nombreuses mystifications. La question du Sahara n’est nullement une question de liquidation du colonialisme, il n ‘y a aucun document aux Nations Unies, dans la Ligue Arabe, dans l’Organisation de la Conférence Islamique ni chez les européens disant que le problème actuel est un problème de liquidation du colonialisme. Bien au contraire c’est un conflit politique pour lequel il convient de trouver une solution. La liquidation du colonialisme était d’actualité avant l’existence du Polisario en tant qu’organisation, il concernait le Maroc et l’Espagne. La question du Sahara n’était pas d’ailleurs la seule question qui opposait le Maroc et l’Espagne. Il y avait l’affaire de TanTan, De Tarfaya, de Sidi Ifni, de Tanger, du Nord du Maroc. En effet l’Espagne et la France étaient les deux pays qui avaient la main mise sur le Maroc. Le Maroc était l’un des rares pays africain à souffrir d’un double protectorat imposé par deux puissances européennes. Il devait donc lutter pour retrouver son indépendance de façon successive et sur plusieurs périodes avec l’Espagne, y compris en ce qui concerne le Sahara. Le Présentateur : M. Khalihenna, certains Khalihenna Ould Errachid : je voudrai dire à cette dame, non permettez, je voudrai dire à cette dame, à ma sœur, si elle est sahraoui et je la salue chaleureusement, je lui dis, ma sœur si vous avez vu Laayoune, si vous avez vu Dakhla, et Boujdour, si vous avez vu Smara , vous ne diriez certainement pas que le Maroc occupe le Sahara. Vous ne diriez certainement pas que c’est ce Sahara qui existait à l’époque des espagnols. Le Maroc a récupéré une partie de son territoire et a déployé des efforts colossaux pour apporter le bonheur et le bien être à ses enfants et à ses populations et leur apporter cette joie et bonheur qui leur ont manqué tout au long de l’occupation du colonisateur réel qui a perduré entre 1884 1975. Le Présentateur : M Khalihenna permettez moi de poser les questions qui feront avancer ce dialogue. Je reviens à la discussion. Certains vous accusent de ne pas avoir joué le rôle qui vous appartient pour influencer le Polisario et assurer le succès de ces négociations Khalihenna Ould Errachid : qui sont ces autres ? Le Présentateur : Certains observateurs. Certains marocains estiment que vous n’avez pas exercé toute l’influence nécessaire sur le Front du Polisario pour la réussite des négociations. Khalihenna Ould Errachid : Non, voyez vous, la réussite des négociations est l’affaire de toutes les parties, le Maroc, le Polisario et l’Algérie. Je vais vous dire ce que selon moi chaque partie devrait faire pour assurer la réussite de ces négociations. D’abord le Maroc a eu le courage nécessaire et pris la décision historique nécessaire de présenter une solution. Non pas une solution théorique ou une solution inapplicable. Non il a présenté une solution réaliste et honorable, le Corcas que j’ai l’honneur de présider, et l’instance qui a étudié cette solution honorable, qui l’a planifiée, l’a élaborée et présentée à sa Majesté le Roi qui l’a approuvée. Le Présentateur : Si le Polisario refuse, alors que vous négocier cette solution, qu’allez vous faire ? Khalihenna Ould Errachid : Laissez moi vous dire une chose, avant que le Polisario ne refuse, pourquoi le Maroc a-t-il présenté cette solution d’un statut d’autonomie qui est une solution difficile, et un pari courageux et délicat, pourquoi donc ? Le Maroc a présenté cette solution par égard pour les positions de toutes les parties, en considération des revendications du Polisario en tant que partie intégrante des sahraouis. Le Polisario, ce sont en fait nos frères et nos gens. Ils font partie de nous et nous faisons partie d’eux ; Par égard pour ce que l’Algérie n’a cessé de revendiquer ainsi que la demande de la communauté internationale, à savoir une solution consensuelle qui satisfait toutes les parties. Pourquoi le Maroc a t-il présenté cette solution parce que voyez vous toutes les autres solutions ont échoué, le referendum sur la base de l’identification est absolument irréalisable, les initiatives précédentes comme celle de 85 qui portait atteintes aux fondamentaux sacrés relatifs à la souveraineté marocaine sont irréalisables. Nous sommes donc face à un problème épineux. Ecoutez moi bien, nous sommes face à un problème épineux, le Polisario est face à un problème épineux, l’Algérie est face à un problème épineux. Que faut il faire pour sortir de l’impasse actuelle, devons nous retourner à la situation passée ? Devons nous continuer à tourner dans un cercle vicieux de revendications aussi impossible à réaliser les unes que les autres qui n’aboutissent à aucune solution ? Ou, devons nous faire preuve de pragmatisme politique et que chacun de nous fasse des concessions et abaisse du seuil de ses revendications ? Le Maroc a fait d’énormes concessions, il a pratiquement tout céder, il concédé le gouvernement sahraoui, il a concédé le parlement sahraoui, il a concédé la Cour suprême sahraoui, il a également concédé des affaires économiques. Il a donc renoncé, au profit des sahraouis, à tout ce qui peut les satisfaire, tout ce qui peut satisfaire les revendications des sahraouis quelles soient d’ordre politiques, économiques ou sociales. Le Maroc sous la direction de sa Majesté le Roi Mohamed VI a fait ces concessions car il veut sincèrement et de bonne foi résoudre cette solution. Mais voila ce qu’il faut, ou ce que moi en tant que sahraoui qui a vécu ce problème dès le début et connais les erreurs commises par le Polisario dans le passé demande. Pourquoi le Polisario ne veut il pas engager des négociations sérieuses pour trouver cette solution ? Pourquoi le Polisario se raccroche – t- il à des choses qui, comme il sait pertinemment parce qu’il a en fait l’expérience 32 ans de guerre durant, ont échoué ? Le Présentateur : M. Kalihenna. M. Khalihenna Khalihenna Ould Errachid : et qui se sont révélées catastrophiques pour la région. Le Présentateur : Si vous permettez nous allons prendre quelques communications puis nous reviendrons à vous. Moulay Ahmed du Maroc, bonsoir, allez y. Moulay Ahmed : Je suis Moulay Ahmed Thali de la ville de Laayoune la plus grande ville du Sahara. Le Présentateur : Bienvenue Moulay Ahmed : D’abord je vous remercie pour cette émissions qui jette quelques lumières sur cette région qui a souffert de bien des horreurs qui se sont abattues sur le peuple sahraoui. En tant que sahraoui moi même, et de l’aveu même des cheikhs chargés de déterminer l’identité qui ont supervisé le recensement de ceux qui ont le droit de participer au referendum, que je trouve irréalisable, je pense donc que la solution unique au problème du Sahara est le statut d’autonomie offert par le Maroc aux provinces du Sahara. Ce statut, cher Monsieur que l’on peut considérer à juste titre une autodétermination car il va permettre aux sahraouis de gérer eux-mêmes leurs affaires et de disposer librement de leurs ressources. J’estime donc qu’il est temps de fermer ce dossier conformément à ce qui a été proposé par le Maroc et de ne pas continuer à chercher des solutions rafistolées à même d’entraîner tous le monde dans des abîmes et des méandres qui ne peuvent aboutir qu’à une perte et un gaspillage du temps. Le Présentateur : Merci M. Moulay, merci bien. Moulay Ahmed : Je remercie le professeur Khalihenna Ould Errachid qui nous représente si efficacement et qui défend nos intérêts auprès des instances internationales. Le Présentateur : Merci à vous. Votre message a été bien reçu. Mme Allal d’Espagne bonsoir , allez y madame Mme Allal : Oui, bonsoir Le Présentateur : Bonsoir Madame Allal : D’abord je voudrai remercier Al Jazeera pour m’avoir donné l’occasion de m’exprimer. Je voudrai poser à M. Khalihenna Ould Errachid une question et je voudrai qu’il me réponde en toute franchise et en toute sincérité devant le monde entier. Vous les marocains vous dites que vos frères sahraouis souhaitent rejoindre le Maroc mais qu’ils sont détenus par leurs dirigeants et par les algériens. Voyons si vous êtes sincères dans ce que vous avancez. Retenons la solution proposée par les sahraoui lors des négociations et qui consiste à un référendum dans la région pour que vous prouviez au monde entier si les sahraouis veulent effectivement, rejoindre le Royaume du Maroc ou s’ils veulent vivre dans les camps dans des conditions difficiles ou sous un gouvernement marocain. C’est tout ce que je voulais dire. Le Présentateur : Merci Mme Allal. M Boujmaa du Maroc. Bonsoir M. Boujmaa Boujmaa : Allo Le Présentateur : Allez y M. Boujmaa, allez y Boujmaa : Bonsoir et merci. Je voudrai dire un mot à l’opinion internationale. Si le Maroc cherchait réellement une solution au problème du Sahara J’ai moi-même proposé à M. Khalihenna Ould Errachid à Goulmim, en présence de toute confédération takna des tribus, de la société civile, des partis politiques, je lui ai présenté une nouvelle théorie autres que celles qui existent et qui traite des statuts d’autonomie dans le monde telle qu’elle a été présentée par Madame Rotla et l’allemand Houter. Il a promis devant toute l’assistance de me donner l’occasion de parler, au Maroc ou à l’extérieur du Maroc, de cette nouvelle théorie mais il n’a pas tenu sa promesse. Je l’ai donc mis devant ses responsabilités et je l’ai accusé de faire partie de ceux qui conspirent contre l’affaire du Sahara et c’est là une trahison non pas seulement vis-à-vis du peuple marocain, maghrébin mais également vis-à-vis de l’opinion internationale. En effet nous nous sommes donné la peine devant le monde entier et nous lui avons dit que nous étions prêts pour une solution nouvelle pouvant sauver la face de tous mais il n’a pas tenu sa promesse. Pourquoi donc ? Le Présentateur : Merci M. boujmaa. M. Jamal Assaidi de Chypre, bonsoir Jamal Assaidi : Bonsoir, Assalumu Alaykm Le Présentateur : Wa alykum Assalam, je vous en prie M. Jamal. Jamal Assaidi : Le Maroc a fait suffisamment de concessions et nous ne voyons aucune concession de la part du Polisario. Sa position demeure aussi rigide. Il n’a pas fait un seul pas en avant. Je trouve que la direction du Polisario regarde les choses avec la logique du « soit tout blanc, soit tout noir ». Ils ne croient absolument pas au compromis. Le Maroc revendiquait l’intégration complète et aujourd’hui il a accepté l’autonomie élargie comme c’est le cas en Espagne et dans d’autres pays européens. Une question à l’honorable invité : Dans le cas où les négociations échouent est ce que le Maroc va attribuer l’autonomie aux citoyens même si le Front Polisario n’est pas d’accord ? Le Présentateur : Merci M.Jamal. M. Khalihenna vous avez entendu les questions se rapportant à l’identification quelle est votre appréciation de cette question et où en êtes vous ? Khlihenna Ould Errachid : La question de l’identification et du referendum sur la base de l’identification des électeurs n’est rien d’autre qu’une zizanie. Celui qui réclame l’identification réclame en fait une dissension permanente entre les tribus, une dissension entre les branches des tribus et les états. Car comme la dame qui m’a posé la question le sait, les sahraoui ne se trouvent pas uniquement au Maroc, ils se trouvent également en Algérie. Ils sont algériens et disposent de la nationalité algérienne mais ils appartiennent à nos tribus ; Ils font partie des nôtres, ce sont des cousins et des parents à nous. Et c’est aussi le cas en Mauritanie et au Nord du Mali. L’identification dans une région dont les frontières ont été dessinées par le colonisateur revient à vouloir semer une zizanie qui n’en finit plus. Le continent africain, cher Monsieur, est un exemple vivant de dissension permanente entre les tribus. Où que vous regardiez en Afrique vous allez trouvez que les désaccords ne sont plus d’ordre idéologique mais d’ordre tribal. Partout en Afrique, au Nord, au Sud au Centre, partout les différends sont des différends tribaux. Aussi faut il veiller à éviter cela. Le referendum est inapplicable techniquement, il est inapplicable politiquement, comme il est inapplicable légalement. Il est temps de passer à des solutions réalistes pouvant être appliquée sur le terrain. Ce qu’il faut c’est que ces solutions soient satisfaisantes pour toutes les parties, satisfaisantes pour les sahraouis d’une part, ne représentent ils pas le fond du conflit en effet ? Nous croyons que le projet présenté par le Maroc, le statut d’autonomie, satisfait assez les sahraouis. C’est au Polisario de négocier pour améliorer ce projet. C’est la responsabilité du Front du Polisario. Il est satisfaisant pour l’Algérie car il l’a dégage de ses responsabilités historiques comme elle le réclame elle-même. C’est également ce que la communauté internationale souhaite et c’est dans ce sens qu’elle a demandé par le biais de la résolution 1754 à toutes les parties impliquées d’arriver à la solution politique recherchée. Le Présentateur : M. Boujmaa vous accuse d’avoir trahi la cause et dit avoir une théorie à ce sujet et que vous ne lui avez pas permis de l’exposer, je ne sais pas si il vous a rencontré ? Khlihenna Ould Errachid : Non, ce qu’il a dit c’est que j’ai trahi la proposition qu’il a faite. Je ne me rappelle pas cette proposition. Peut être lors d’une prochaine visite à Goulmim je vais lui demander d’examiner avec moi cette proposition. Le Présentateur : La dernière question est elle aussi posée du Maroc, dans le cas où les négociations échouent est ce que le Maroc va attribuer l’autonomie aux sahraouis ? Khlihenna Ould Errachid : Attendez, Voyez vous nous nous engageons dans ces négociations sur la base de la bonne foi, nous ne prévoyons pas leur échec et nous ne souhaitons pas cet échec. On ne peut pas juger à l’avance l’expérience que nous avons vécu lors des deux rounds. Le Front Polisario a encore besoin d’un certain temps pour mettre de l’ordre globalement dans ses affaires notamment la nécessité pour le Polisario d’étudier et d’examiner avec attention les 32 ans de tentatives qui n’ont aboutit à rien, la nécessité pour le Polisario de réfléchir attentivement au fait qu’il n’ y absolument aucune raison pour que nos frères demeurent dans les camps de Tindouf, sur la nécessité pour le Polisario de se rendre compte qu’il s’agit là d’une occasion historique en or qu’il faut saisir pour arriver à une solution honorable pour tous. L’autonomie ne constitue aucunement une humiliation pour le Polisario. Elle n’humilie en rien les dirigeants du Polisario, ni l’Algérie. Bien au contraire il s’agit tout naturellement d’une solution honorable. C’est une loi de la nature, dans la vie personne ne peut obtenir, que ce soit dans la vie publique, dans la vie privée et encore moins en politique, et où que ce soit, la satisfaction totale à cent pour cent de tous ses revendications. C’est pour cela que nous sommes convaincus que l’autonomie constitue une grande avancée pour arriver à une solution au problème du Sahara. Le Présentateur : Ould Errachid, pour mieux expliquer les négociations aux téléspectateurs, permettez qu’on revienne aux négociations. L’Algérie et la Mauritanie étaient présentes en tant qu’observateurs. Comment cette présence algérienne et mauritanienne s’est elle manifestée ? Aviez vous, vous la partie marocaine remarqué que la partie sahraoui se concertait pendant les négociations ? Quelle était la nature de la présence de la partie mauritanienne et de la partie marocaine à ce propos ? Khlihenna Ould Errachid : Une présence. Notamment pour l’Algérie plus concernée que la Mauritanie car elle héberge le Polisario. Parlons franchement, le Polisario se trouve sur le territoire algérien et a des liens étroits avec l’Algérie et l’Algérie défend la thèse du Polisario. Donc l’Algérie est plus impliquée que la Mauritanie à ce sujet. Le Présentateur : Avez-vous remarqué une intervention et une pression de la délégation algérienne en tant que membre observateur sur la partie sahraoui en tant que négociateur ? Khalihenna Ould Errachid : Non, mais permettez que je précise ce point car il est très important : L’Algérie voulait ces négociations et disait qu’elle n’était pas directement concernée par le conflit du Sahara, mais qu’elle est concernée en tant que pays voisin et pays qui héberge les camps du Front Polisario, etc. Elle a donc obtenu ce qu’elle voulait, à savoir une négociation directe entre le Maroc et le Polisario face à face et qu’ils puissent discuter de la fin du conflit et de la solution au problème. L’Algérie a donc réalisé ce qu’elle visait. Mais les Nations Unies et la communauté internationale demandent à l’Algérie de faire pression sur ses alliés du Polisario pour qu’ils fassent preuve de plus de réalisme dans leurs revendications et qu’ils arrivent à un accord acceptable avec le Royaume du Maroc en ce qui concerne le statut d’autonomie. Nous n’avons encore pas vu lors de deux rounds ce degré d’implication positive de la part de l’Algérie, et nous espérons le voir lors du prochain round. Round dont ni le lieu ni la date ne sont fixés. Le Polisario a déclaré que le prochain round aura lieu en Europe mais cela n’est pas vrai. Les parties vont discuter ultérieurement le lieu et la date de ce prochain round. Le présentateur : Le Ministre de l’intérieur marocain a déclaré que le choix du lieu est lié à l’agenda. Nous reviendrons à d’autres questions mais permettez moi de prendre d’autres appels. Khadija du Maroc, bonsoir Khadija. Khadija : Bonsoir Le Présentateur : Allez y madame. Khadija : Assalumu Alaykum wa Rahmatu Allah Le Présentateur: Assalamu Alaykum, je vous prie, allez y. Khadija : Je salue l’honorable invité M. Khalihenna Ould Errachid. Je voudrai lui dire qu’il nous fait honneur car il parle d’une position qui fait l’unanimité auprès des jeunes sahraouis à savoir l’autonomie. Car nous les jeunes nous trouvons que l’autonomie constitue la seule solution viable dans le cadre de l’opposition entre l’Algérie et le Maroc sur la question du Sahara. Nous espérons que M. Khalihenna puisse nous expliquer les différentes intégrations des jeunes dans le cadre de cette autonomie. Le Présentateur : Merci Mme Khadija, Ould Al Arabi d’Espagne, bonsoir Ould Al Arbi : Merci beaucoup (voix inaudible) Le Présentateur : Merci, nous sommes désolés la voix est inaudible à la source. Le Présentateur : A propos de la question posée par Khadija, nous nous demandons ce que les jeunes vont tirer de l’autonomie si les deux parties se mettent d’accord en termes de chômage, des emplois, etc. en termes des aspirations de ces jeunes. Khalihenna Ould Errachid : C’est une question pertinente, car d’abord et cela est clair, la région a connu une grande évolution ces trente dernières années. Bien entendu avec le statut de l’autonomie les choses vont changer, notamment sur le plan économique, politique, social et culturel particulièrement pour les jeunes. Le Corcas a tenu en mai dernier une session dédiée à des questions et problèmes qui concernent ces jeunes. S’agissant de l’autonomie, c’est une question qui intéresse tous les jeunes sahraouis dans les camps et les lieux d’émigration, car l’autonomie va transformer les caractéristiques politiques, économiques, et culturelles du Sahara et hissera les sahraouis aux premières places des nations composant nos pays en tant que province et région développée. Les espoirs sont grands qu’aucune partie des sahraouis ne pense à faire capoter ce projet historique auquel tous les sahraouis doivent adhérer. A cette occasion je dis qu’aucune partie, quelle qu’elle soit, le Front Polisario ou toute autre partie qui pour des raisons particulières refusent cette solution, ne doit faire échouer ce projet. Ce projet est le projet de la nation marocaine, le projet d’un roi, le projet d’une région toute entière, une région qui a souffert des tourments et afflictions des années durant ; et plus particulièrement ceux qui sont injustement détenus dans les camps. Il n’existe aucune raison, ni politique ni stratégique, ni de négociation qui justifie la présence de nos frères et nos sœurs et nos enfants dans les camps, subissant des conditions inhumaines et c’est pour cela qu’ils doivent retourner chez eux. Le Présentateur : M. Khalihenna Ould Errachid, il reste deux minutes avant la fin de cette émission et je voudrai les saisir pour vous poser une question que beaucoup de personnes posent : Pensez vous que les Nations Unies vont continuer à placer sous leurs auspices ces négociations entre le Maroc et le Polisario ? Khalihenna Ould Errachid: Certainement. C’est un processus long. Les négociations en sont la voie. Toutes les parties sont appelées à négocier et toues les parties ont exprimées leur souhait d’engager des négociations. Mais des négociations qui aboutissent sont des négociations qui visent l’aboutissement à une solution et non pas des négociations ou des discussions entre gens qui ne s’entendent pas sur l’objectif. Nous allons continuer la négociation, nous voulons ces négociations. Le Front Polisario a exprimé le même souhait, de même que l’Algérie. Quant aux Nations Unies cela fait partie de ses responsabilités essentielles, l’ONU ne cherche t-elle pas à établir la paix et à résoudre les problèmes qui persistent dans le monde ? Mais la négociation doit aboutir à une solution, particulièrement dans notre région du Maghreb. Nous avons accusé beaucoup de retard dans la construction du Maghreb arabe par rapport à d’autres régions. Il n’y a plus de raisons, ni pour le Front Polisario, ni pour l’Algérie qui a trouvé ce qu’elle cherchait, ni pour les Nations Unies, pour retarder la décision d’instaurer la paix définitive en signant un accord consensuelles accepté par toutes les parties et qui complète l’autonomie. Ces parties pourront alors s’engager dans une autre bataille, celle du développement, des responsabilités essentielles pour apporter à leurs peuples le bonheur auquel ils aspirent. Le Présentateur : Merci beaucoup M. Khalihenna Ould Errachid, membre de la délégation qui négocie aux Etats Unies avec le Polisario. Merci à tous ceux qui ont participé à ce dialogue à travers les appels et communications. Merci à vous chers téléspectateurs pour votre fidélité. Au revoir
Khalihenna Ould Errachid : Comme vous le savez certainement, le problème du Sahara est un problème hérité du différend qui a existé par le passé entre le Maroc et l’Algérie. Il est également le résultat des séquelles de la guerre froide qui a sévi dans le monde arabe, le continent africain et le monde entier.
Wa Assalumu Alaykum.
L'Initiative marocaine d'autonomie du Sahara est une solution politique consensuelle qui tient compte des positions de toutes les parties, après l'échec évident des tentatives précédentes de règlement de ce conflit qui se sont avérées inapplicables, a affirmé M. Khalihenna Ould Errachid, Président du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS).
25 avril 2009
Mohamed 6 :Un roi qui pense au bonheur de son peuple.
Mohamed 6 :Un roi qui pense au bonheur de son peuple.
Lettre ouverte à toutes les parties, aux syndicats et à la société civile. Si le Maroc est un pays fort et qu'il célèbre les 12 siècles d'histoire d'un royaume fort et consolidé parmi toutes ses composantes, Juifs, Musulmans, Arabes et Amazighs, c'est grâce à l'union entre le trône et le peuple dans une allégeance permanente au Roi qui est le Commandeur des Croyants et le protecteur du peuple et de la religion. La force du Maroc émane de celle de la monarchie et de son rôle sur le scène politique - et vice-versa. Donc, les ennemis du Maroc ont attaqué la monarchie dans l'histoire parce qu'elle est le symbole, et la force, du Maroc. En conséquence j'appelle chacun à invoquer toutes ces considérations en demandant un amendement de la constitution, afin de faire en sorte que l'intérêt de l'Etat puisse toujours prévaloir sur l'intérêt personnel, pour que soient évités de vides spéculations et des débats stériles. L'intérêt de l'Etat est au dessus de tout. Les Marocains se tiennent aux principes et aux caractères sacrés de leur pays. Ils veulent un Roi fort qui gouverne et qui règne pour un Maroc unifié et puissant. Le Roi est la force du Maroc. Il est le garant des droits de la population, le protecteur du peuple et de la religion. Certains journalistes, politiciens et activistes des droits de l'Homme ont fait des droits de l'Homme un cheval de Troie dénaturant l'image du Maroc et aidant nos opposants à nous diffamer, à nous blesser, nous et notre intégrité territoriale. A ces gens, je dis : vos manoeuvres commencent à être percées à jour par la population. En conséquence, vous devriez savoir que le Maroc est plus fort que ces manoeuvres basses. Nous resterons un pays fort malgré nos ennemis. Le Maroc restera uni, le Roi comme le peuple. Le Sahara restera marocain jusqu'au moment où Dieu reprendra la terre et ses habitants. Signé: Acharif Moulay Abdellah Bouskraoui.
22 avril 2009
Le code de la famille
| Le code de la famille, dont les grandes lignes ont été annoncées par S.M le Roi dans son discours devant le Parlement le 6 octobre 2003, est considéré par nombre d’observateurs comme étant une véritable révolution politique et historique. Ce code institue de nouvelles relations au sein de la famille sur la base de l’équité et de l’égalité entre les deux époux. |
Les premiers résultats de l’application du code de la famille montrent, deux ans après son entrée en vigueur, qu’une évolution certaine a eu lieu.
D’après le ministre de la Justice, M. Mohamed Bouzoubaâ, qui s’exprimait, le 3 février 2006 à Rabat, lors d’une journée d’étude dédiée à l’évaluation de l’expérience de l’application du code de la famille, le contenu de ce code est de plus en plus assimilé par les citoyens. Ainsi, les jeunes filles ont compris qu’elles peuvent désormais contracter leur mariage elle-même et sans tutelle. droit que leur a conféré le nouveau code de la famille. C’est pour cette raison d’ailleurs que l’on enregistre en 2005 une augmentation du nombre des mariages de l’ordre de 3,4% par rapport à 2004.
Autres statistiques éloquentes : la baisse du divorce « kholaâ » (forme de divorce en vertu de laquelle la femme obtient son divorce en contrepartie de l’abandon de ses droits vis-à-vis du mari notamment la nafaka ou pension alimentaire) de l’ordre de 6,34% entre 2004 et 2005 et de 43,07% par rapport à 2003. L’explication réside dans le fait que le code de la famille a institué le divorce « shiqaq » ou procédure de désunion donnant à la femme le droit de demander le divorce pour préjudice subi.
Selon le ministre de la Justice, c’est le divorce consensuel qui l’emporte avec une augmentation de 166,08%.
Par ailleurs, une baisse de l’ordre de 6,97% par rapport à 2004 a été enregistrée au niveau des mariages polygames. Cette baisse s’explique notamment par les conditions sévères imposées par le nouveau code de la famille pour obtenir l’autorisation d’avoir une autre épouse.
Le code de la famille, une véritable révolution
Les prémices du changement au niveau du code de la famille remontent à 1999 quand le souverain s’est interrogé dans son discours du 20 août 1999, au lendemain de son accession au Trône : « comment assurer progrès et prospérité à une société alors que les femmes, qui en constituent la moitié, voient leurs droits bafoués et pâtissent d’injustice, de violence et de marginalisation, au mépris du droit à la dignité et à l’équité que leur confère notre sainte religion ? ». Le nouveau code de la famille, qui remplace l’ancien code du statut personnel, a été adopté à l’unanimité par les députés le 23 janvier 2003 et entré en vigueur le 4 février 2004.
Aux termes de la nouvelle loi, la famille est désormais placée sous la responsabilité conjointe des deux époux, la jeune fille majeure n’a plus besoin de tuteur pour se marier, les enfants de la fille ont le droit d’hériter de leur grand père comme ceux du fils, l’âge légal du mariage est de 18 ans que ce soit pour le garçon ou pour la fille, la répudiation et la polygamie sont soumises à des conditions sévères, le divorce consensuel est institué…ce sont là quelques innovations du code de la famille, mais pas les seules.
En effet, le nouveau code de la famille apporte d’autres innovations plutôt audacieuses, comme cette mesure qui garantit à l’enfant le droit à la reconnaissance de la paternité si le mariage de ses parents n’est pas formalisé par un acte et s’il y a des preuves attestant la filiation.
Le mari n’est pas oublié non plus par le nouveau code qui stipule, en vertu du principe de l’égalité entre les deux époux, que la demande de divorce présentée par l’épouse pour défaut d’entretien de la part de l’époux est rejetée s’il est prouvé que cette femme a les moyens de subvenir à ses besoins et que l’époux est dans une situation précaire.
Pour les Marocains résidant à l’étranger, la procédure du mariage est désormais simplifiée. Il suffit d’établir l’acte de mariage devant deux témoins musulmans en conformité avec les procédures en vigueur dans les pays d’accueil, et de le faire enregistrer par les services consulaires ou judiciaires marocains.
Autre innovation importante et non des moindres : l’adoption par le code de la famille d’une formulation moderne qui élimine les termes chosifiant la femme et la dégradant.
Pour garantir de bonnes conditions à l’application du code de la famille, des tribunaux de famille, juridictions qualifiées sur les plans matériel, humain et de la procédure, ont été créées ainsi qu’un fonds d’entraide familiale.
Réforme du code de la nationalité
Les enfants de mère marocaine et de père étranger pourront bénéficier de la nationalité marocaine. Cette réforme tant attendue par des milliers de marocaines et leurs enfants a été annoncée par S.M le Roi dans son discours du Trône, le 30 juillet 2005 : « Soucieux de toujours répondre aux préoccupations réelles et aux aspirations légitimes et raisonnables de tous les citoyens - qu'ils résident au Royaume ou à l'étranger -, Nous avons décidé, en Notre qualité de Roi-Commandeur des Croyants (Amir Al-Mouminine), de conférer à l'enfant le droit d'obtenir la nationalité marocaine de sa mère ».
La réforme du code de la nationalité vient couronner celle du code de la famille. Elle accorde aux enfants nés de mère marocaine le droit de vivre pleinement leur marocanité et à leur mère un sentiment de sécurité.
C’est une réforme qui s’inscrit aussi dans le cadre de la conformité de la législation marocaine avec les différentes conventions internationales ratifiées par le Maroc, en particulier celles concernant les droits de l’enfant et l’élimination de toutes formes de discrimination vis-à-vis de la femme.
A la veille de la célébration de la fête de la femme, le 8 mars 2006, une commission ministérielle présidée par le Premier ministre a décidé la levée des réserves du Maroc au sujet de plusieurs articles de la Convention onusienne pour l’élimination de toutes les formes de discriminations contre les femmes, plus connue sous l’appellation de CEDAW.
La levée de ces réserves concerne, entre autres, l’article 9 de cette convention qui stipule que « les Etats parties accordent à la femme des droits égaux à ceux de l’homme en ce qui concerne la nationalité de leurs enfants ».
Rappelons que depuis l’adoption du code de la nationalité en 1958, seules 1646 personnes ont pu bénéficier de la nationalité marocaine.
Pour plus de détails, vous pourrez consulter les pages dédiées au code de la famille sur le site du Ministère de la Justice
Royaume du Maroc : les droits de l'homme
Le Maroc s’est engagé sur la voie du renforcement des droits humains, depuis le début de la décennie 90 du siècle dernier, sous le règne de feu S.M Hassan II. La première pierre de l’édifice a été posée en 1990 avec la création du Conseil Consultatif des Droits de l’Homme suivie, en 1993, de la mise en place d’un ministère chargé des droits de l’Homme.
A partir de l’accession de S.M le Roi Mohammed VI au Trône, une vitesse de croisière est adoptée. De grands chantiers sont ouverts pour assurer la protection des droits humains et répandre la culture du dialogue, de nouvelles instances sont mises en place et des changements notoires entrepris.
La création de l’Instance Equité et Réconciliation, une première dans les mondes arabe et islamique, constitue un pas géant dans le processus de la recherche de la vérité et de la réconciliation du Maroc avec lui-même, etpartant de la transition démocratique. L’occasion a été donnée aux victimes des violations passées des droits humains d’exorciser leur douleur via des auditions publiques retransmises par la radio et la télévision nationales. Le but n’en était pas de procéder à une chasse aux sorcières, mais d’exhumer le passé pour mieux se tourner vers l’avenir.
Consolider les droits humains c’est aussi réviser des textes rigides qui enchaînent les femmes à un statut inférieur. C’est dans cet objectif qu'a été promulgué un nouveau code de la famille réhabilitant la femme dans ses droits et sa dignité.
L’installation de Diwane Al Madalim procède également de ce souci de consolider l’Etat de droit. Cette institution qui trouve son fondement dans les traditions séculaires du Royaume et dans l’Islam, s’érige en arbitre entre le citoyen et l’administration. Elle s’est fixé comme objectif de lutter contre la corruption et l’abus du pouvoir et d’œuvrer à la réparation des injustices dont les citoyens sont victimes.
Les droits de l’enfant ne sont pas en reste. Des démarches ont été entreprises pour lui assurer un meilleur statut que ce soit au sein du code de la famille ou par des actions menées par l’Observatoire National des Droits de l’Enfant (ONDE).
La solidarité est une autre forme de promotion des droits humains : le droit pour les handicapés et les démunis à une vie décente. Les efforts consentis par la Fondation Mohammed V pour la Solidarité dans ce sens ont porté leurs fruits. Cette Fondation a accompli un travail considérable sur les plans de l’assistance aux populations en situation précaire, de l’action humanitaire et du développement durable.
Toutes ces initiatives et ces chantiers ouverts traduisent la volonté du Maroc de renforcer l’Etat de droit, de rompre définitivement avec les pratiques du passé et d’instaurer la culture des droits humains pour mieux réussir le processus de la transition démocratique.
Le contexte de la libéralisation du secteur de l’audiovisuel
Le contexte de la libéralisation du secteur de l’audiovisuel Inscrit parmi les priorités du gouvernement marocain, la réforme du paysage audiovisuel s'est enfin concrétisée avec l'adoption, à l'unanimité, par le Parlement de la loi sur la communication audiovisuelle, le 25 novembre 2004. |
La loi sur la communication audiovisuelle constitue un jalon important dans le processus visant à mettre en place le cadre juridique de la libéralisation du secteur de l’audiovisuel qui a commencé en août 2002 par la création de la Haute Autorité de la Communication audiovisuelle (HACA), suivie, le mois de septembre de la même année, de la promulgation du décret loi portant suppression du monopole de l'Etat en matière de radiodiffusion et de télévision.
Une libéralisation régulée et harmonieuse qui tienne compte des exigences de la modernisation, du pluralisme et de l'ouverture de l'espace audiovisuel national, telle est la finalité de la loi sur la communication audiovisuelle dont les principaux objectifs s’articulent autour de la consécration de la liberté de communication audiovisuelle et la garantie des libertés d'expression et d'opinion, l'affermissement et la consolidation par le service public de la communication audiovisuelle de l'unité de la Nation et de la sauvegarde des droits humains, la contribution au développement socio-économique et culturel de la Nation en favorisant notamment le désenclavement des régions et localités. Il s’agit aussi d’assurer le développement de l'ensemble des opérateurs, publics et privés, dans un cadre concurrentiel garantissant la diversité et le pluralisme de courants de pensée, de mettre en place un pôle public audiovisuel relevant le défi du pluralisme et de la qualité, de promouvoir la créativité artistique, scientifique et technologique marocaine par la libre circulation de l'information s'y rapportant, de préserver le patrimoine culturel de la Nation dans sa diversité par l'expression pluraliste de l'information et d’encourager le développement de l'industrie marocaine de la communication audiovisuelle et le rayonnement culturel du Maroc dans le monde.
En vertu de loi sur la communication audiovisuelle, de nouvelles chaînes de télévision et stations de radio vont voir le jour. Les principes généraux qui précisent les conditions dans lesquelles les autorisations seront délivrées et les conditions légales à respecter, relèvent de la compétence de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle, qui constitue en fait la pierre angulaire du dispositif de la mise en œuvre de cette loi puisqu'elle est la seule institution habilitée à créer les conditions à la réglementation et la gestion du secteur audiovisuel public et privé et à veiller au respect des principes de liberté d'expression et de pluralisme.




